La région du Nazinon, au Burkina Faso, a enregistré un taux de réussite exceptionnel de 97,09 % aux examens scolaires et professionnels de l’année 2025-2026, se hissant à la deuxième place nationale. Ce bilan, jugé satisfaisant par les autorités éducatives, a été présenté lors d’un atelier d’évaluation organisé à Nobéré, réunissant les acteurs des trois provinces de la région.
Un taux de réussite historique et une fierté régionale
Avec 17 507 candidats admis sur 18 032 présentés au Certificat d’études primaires (CEP), la région du Nazinon affiche une performance remarquable. Ce résultat place la région en deuxième position au niveau national, selon les données présentées par l’inspecteur Issa Sawadogo, chef du service des examens et concours. Le directeur régional de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle (DREPPNF), Adama Congo, s’est félicité de ces chiffres, soulignant que « les efforts consentis portent leurs fruits ».
Des examens professionnels et non formels également salués
Le bilan des examens professionnels, incluant le Certificat d’aptitude pédagogique au professorat des écoles (CAPPE) et le Certificat supérieur d’aptitude pédagogique (CESAPé), a également été jugé satisfaisant. Par ailleurs, l’Évaluation certificative de l’éducation non formelle (ECENF) a enregistré une hausse significative du nombre de candidats, avec un taux de réussite de 100 % pour les candidats libres. Ces résultats témoignent d’une dynamique positive dans l’ensemble du système éducatif régional.
Des défis persistants dans l’organisation des examens
Malgré ces performances, l’atelier a révélé des lacunes dans l’organisation des examens. Plusieurs Circonscriptions d’éducation de base (CEB) ont signalé un manque de matériel et l’absence de budget dédié à la sécurisation du transport des sujets. Certains directeurs provinciaux ont dû assurer eux-mêmes le dépôt des enveloppes contenant les épreuves, sans accompagnement sécuritaire. Ces difficultés ont conduit les participants à formuler des propositions pour améliorer la logistique et la sécurité des examens lors de l’année scolaire 2026-2027.
Renforcer la cohésion sociale et promouvoir les langues nationales
En marge de l’évaluation des résultats, le DREPPNF Adama Congo a appelé les acteurs de l’éducation à renforcer la cohésion sociale au sein des communautés. Il a insisté sur la nécessité de promouvoir l’utilisation des langues nationales dans les localités, tout en encourageant la tolérance et une communication apaisée pour résoudre les différends. Ces recommandations s’inscrivent dans une vision globale visant à consolider les acquis pédagogiques et sociaux de la région.