Une tournée de terrain pour évaluer les progrès et mobiliser les acteurs locaux. Le président de la Délégation spéciale de Samogohiri, Pascal Bouda, a sillonné plusieurs villages du Kénédougou fin août 2026 afin de constater l’impact des programmes d’accompagnement agricole et d’encourager les producteurs à intensifier leurs efforts pour réduire la dépendance alimentaire.
Des résultats concrets en aviculture et en régénération des sols
La mission a débuté dans le quartier Kôkô, où la délégation a inspecté une ferme avicole soutenue par les services techniques. Les producteurs ont salué l’appui reçu en matière de suivi sanitaire et nutritionnel, des leviers jugés déterminants pour la viabilité des élevages. À quelques kilomètres de là, un exploitant a présenté ses avancées en régénération naturelle assistée, combinée à la production fourragère et à la culture du cacao. Les responsables des Eaux et Forêts ont confirmé les bons résultats obtenus sur les parcelles encadrées, soulignant l’efficacité des méthodes durables.
Maïs, patate douce et niébé : des cultures prometteuses
Sur l’axe Samogohiri-Saraba, les champs de maïs, de patate douce et de niébé ont révélé des perspectives de récoltes encourageantes. Ces cultures, essentielles pour la sécurité alimentaire, bénéficient d’un encadrement technique adapté. La délégation a également mis en lumière les performances du champ-école de la coopérative féminine « Missikoinsira », dont les méthodes innovantes inspirent d’autres groupes de producteurs.
Sécurité communautaire et agriculture : un duo à renforcer
À Saraba, Pascal Bouda a insisté sur l’importance de l’organisation collective, notamment pour les agents de sécurité communautaire qui s’investissent aussi dans l’agriculture. Leur implication, couplée à un meilleur encadrement, pourrait significativement accroître leur contribution à l’autosuffisance alimentaire. Le PDS a conclu sa tournée en appelant les producteurs à pérenniser leur collaboration avec les structures d’accompagnement pour garantir des rendements durables.
Un appel à l’union des forces pour l’avenir
En clôture, Pascal Bouda a félicité les services techniques pour leur travail d’accompagnement, tout en invitant les producteurs à capitaliser sur ces acquis. Cette mobilisation locale s’inscrit dans une dynamique plus large visant à réduire les importations alimentaires et à consolider la résilience des communautés rurales face aux aléas climatiques.