Au Burkina Faso, 470 veuves, orphelins et soldats blessés formés pour unautonomie économique

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 53 lectures
Au Burkina Faso, 470 veuves, orphelins et soldats blessés formés pour unautonomie économique

Quatre cent soixante-dix bénéficiaires de l'Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre ont reçu leurs attestations ce 4 septembre à Ouagadougou, marquant une nouvelle étape dans l'effort de reconstruction sociale porté par l'État burkinabè.

Une promotion qui s'étend géographiquement

L'ASVOVIG a célébré la sortie officielle de sa quatrième promotion d'apprenants dans un contexte marqué par l'extension du dispositif. Si les formations se concentraient auparavant sur Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, cette édition inclut désormais Kaya et Fada-N'Gourma, permettant de toucher des bénéficiaires auparavant éloignés des centres de formation. Au total, 285 veuves, orphelines et épouses de Forces de défense et de sécurité ont appris les rudiments de la coupe-couture, de la saponification, de la cosmétique, de la cuisine-pâtisserie ainsi que de la coiffure et de l'esthétique. Parallèlement, 185 soldats blessés en opération ont été formés à l'aviculture, à la mécanique deux roues et à la bureautique.

L'enjeu de l'autonomisation au-delà de la formation

Le général de division Célestin Simporé, ministre d'État chargé de la Guerre et de la Défense patriotique, a presidé la cérémonie en rappelant que derrière chaque combattant se trouve une famille qui subit les conséquences du conflit. Pour lui, former ces femmes et ces hommes ne constitue qu'une première étape : « Notre objectif ne doit pas être seulement de former. Notre objectif doit être de transformer la formation en autonomie », a-t-il martelé. Le directeur général de l'ASVOVIG, le médecin-colonel Lamine Ouédraogo, a confirmé cette orientation en soulignant que la maîtrise technique seule ne garantit pas la réussite d'un projet d'autonomisation.

Des compétences accompagnées d'outils pour entreprendre

Au-delà de l'apprentissage d'un métier, les bénéficiaires ont suivi des modules de développement personnel, d'initiative personnelle et d'éducation financière. Un stage pratique de deux mois était également intégré au parcours, permettant aux apprenants de confronter leurs acquis aux réalités du monde professionnel. Les représentants de la promotion, l'adjudant de police Soukalo Traoré et Élisabeth Sebgo, ont témoigné que cette immersion leur avait appris à fixer leurs prix, organiser leur travail et fidéliser leur clientèle. La véritable réussite, ont-ils précisé, se mesurera dans les ateliers, les salons, les garages et les exploitations avicoles.

Le président Traoré attendu sur le suivi des promesses

Avant la cérémonie, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, s'était rendu auprès des bénéficiaires et avait visité les stands présentant les savoir-faire acquis. Le ministre d'État a lancé un appel aux acteurs économiques et sociaux pour qu'ils rejoignent la dynamique en cours, que ce soit par du parrainage, la mise à disposition de kits d'installation ou l'accueil de bénéficiaires en stage. Le suivi post-formation constitue désormais le prochain défi : transformer ces 470 nouvelles attestations en activités génératrices de revenus durables pour des familles qui ont consenti d'importants sacrifices.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.