Attribution du Mondial 2022 : la justice française demande le renvoi en procès de quatre personnalités

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Attribution du Mondial 2022 : la justice française demande le renvoi en procès de quatre personnalités

Le parquet national financier (PNF) a officiellement requis le renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de quatre individus impliqués dans le volet polynésien de l'enquête sur l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Cette étape judiciaire majeure, ouverte en 2019, vise à faire la lumière sur des manœuvres présumées ayant influencé le processus de désignation de l'hôte de la compétition mondiale.

Les figures centrales du dossier

Parmi les personnes visées par cette demande de procès figure Reynald Temarii, ancien président de la Confédération océanienne de football (OFC) et ex-vice-président de la FIFA. Le parquet requiert son renvoi pour « corruption privée passive ». De son côté, le milliardaire qatari Mohamed Bin Hammam, ancien vice-président de la FIFA et ex-patron de la Confédération asiatique de football, est visé pour « corruption privée active ». Déjà banni à vie des instances du football pour des faits de corruption et de conflits d'intérêts, Bin Hammam fait également l'objet d'un mandat d'arrêt international depuis juin 2023.

Des manœuvres suspectes autour du vote

L'enquête française se concentre sur une tentative d'influence présumée visant à sécuriser le vote en faveur du Qatar. Les autorités judiciaires soupçonnent Mohamed Bin Hammam d'avoir pris en charge les frais de défense de Reynald Temarii, alors suspendu pour infraction au code d'éthique de la FIFA. En contestant cette suspension, M. Temarii aurait empêché la nomination d'un remplaçant qui, selon les investigations, aurait pu voter pour les candidatures concurrentes de l'Australie ou des États-Unis.

Implication de tiers et prochaines étapes

Le PNF demande également le renvoi en procès du consultant Jean-Charles Brisard ainsi que de son ex-épouse, Géraldine Lesieur, qui fut l'avocate de Reynald Temarii. Ils sont poursuivis pour « escroquerie et recel de corruption ». Si les mis en cause ont, pour certains, nié les faits ou invoqué leur statut de victime dans cette affaire, il appartient désormais aux juges d'instruction de valider ou non ce renvoi devant le tribunal correctionnel, marquant une nouvelle phase dans le traitement judiciaire du « Qatargate ».

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