Le Premier ministre bulgare, Roumen Radev, a annoncé le 13 octobre que deux navires ont été frappés près des côtes de la Bulgarie, qualifiant ces attaques de « inacceptables ». Selon lui, la Russie chercherait à instaurer la terreur en mer Noire pour couper les voies commerciales qui soutiennent l'Ukraine.
Deux navires ciblés au large de la Bulgarie
Les frappes, survenues dans les eaux de la mer Noire, ont touché deux embarcations civiles, selon le communiqué du gouvernement de Sofia. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni sur la nature exacte des navires, leur cargaison ou le nombre de victimes, mais l’incident a immédiatement été présenté comme une escalade du conflit maritime entre Moscou et les pays qui soutiennent Kiev.
Réaction bulgare et appel à l’OTAN
Roumen Radev a indiqué son intention de convoquer l’ambassadrice de Russie à Sofia afin d’exprimer la fermeté de l’État bulgare face à ces actes. Le Premier ministre a également informé l’OTAN, soulignant que les attaques compromettaient la liberté de navigation et la sécurité des routes commerciales en mer Noire, un point sensible pour les alliés de l’Occident dans la région.
Stratégie russe : asphyxier le soutien économique à l’Ukraine
Vladimir Poutine aurait, d’après les déclarations officielles bulgares, pour objectif de créer un climat de terreur afin de restreindre les flux économiques qui profitent à l’Ukraine. En ciblant les navires commerciaux, la Russie chercherait à entraver la capacité des pays alliés à fournir des ressources et à exporter des produits ukrainiens, notamment les céréales, qui transitent traditionnellement par la mer Noire. Cette tactique s’inscrit dans une logique d’escalade visant à affaiblir la résistance ukrainienne sur le plan économique.
Conséquences potentielles pour le commerce régional
Si les attaques se multiplient, les acteurs du transport maritime pourraient reconsidérer leurs itinéraires, augmentant les coûts et les délais pour les exportations ukrainiennes et les importations des pays voisins. Une telle perturbation aurait des répercussions sur les marchés alimentaires européens, déjà sensibles aux fluctuations des prix du blé. Les autorités européennes et l’OTAN surveillent donc de près l’évolution de la situation, afin de préparer d’éventuelles réponses diplomatiques ou sécuritaires.