Deux mois après les attaques, 270 familles touchées respirent.
Le 25 avril 2026, Kati a été frappée. Aujourd’hui, des visages apaisés accueillent une aide cruciale : 270 ménages reçoivent 125 000 FCFA chacun. Une somme qui n’efface pas la douleur, mais qui rouvre les portes de l’espoir. Comment reconstruire la dignité quand tout s’effondre ?
Une aide qui libère, pas qui enchaîne
La Croix-Rouge malienne a choisi l’argent en espèces. Pas de distribution de vivres ou de vêtements imposés. Ici, chaque famille décide. Soins pour les enfants, toiture pour abriter les siens, ou simplement survivre jusqu’à la prochaine récolte. L’argent, c’est la liberté. Assitan Coulibaly, présidente nationale, le martèle : « La solidarité ne doit pas humilier. »
Les équipes sur le terrain ont agi vite. Dès les attaques, elles ont compté les besoins. 300 foyers identifiés, mais seulement 270 soutenus. Pourquoi cette limite ? « Les fonds disponibles ne suffisaient pas pour tous », explique Nouhoum Maïga, directeur général. Pourtant, l’aide coule déjà dans d’autres régions : Gao, Mopti, Kayes, Sikasso. La guerre ne connaît pas de frontières, mais la Croix-Rouge non plus.
Des visages, des histoires, un combat commun
À la préfecture de Kati, les photos racontent mieux que les chiffres. Des femmes aux yeux brillants, des hommes serrant les billets avec une main tremblante. Derrière chaque enveloppe, une vie brisée. Et pourtant, cette cérémonie est un symbole : la communauté se serre les coudes.
Arouna Berthé, adjoint au préfet, salue « l’engagement sans faille » des humanitaires. « Sans eux, ces familles seraient seules face au chaos », ajoute-t-il. Mais qui paie le prix le plus lourd ? Ceux qui restent. Ceux qui, chaque jour, doivent choisir entre fuir ou tenir debout.
Et demain ? La question reste entière.
Cette aide est un pansement. Mais la plaie saigne encore. Les attaques du 25 avril ont laissé des cicatrices bien plus profondes que les murs détruits. La Croix-Rouge offre un répit. Les autorités parlent de « solidarité ». Mais quand les fonds manquent, quand les partenaires se désengagent, qui protège les plus vulnérables ?
Le Mali a besoin de plus que des chiffres. Il a besoin d’un plan concret pour éviter que Kati ne devienne le symbole d’une résilience éternellement mise à l’épreuve. La question n’est plus de savoir si l’aide arrive. Mais comment elle s’inscrit dans une stratégie globale de paix et de reconstruction.
Et vous, comment soutiendriez-vous ces familles ?