Cinq passagers et membres d’équipage grièvement touchés par des tirs lors de deux attaques simultanées de bus VIP sur les grands axes routiers du Ghana. Ces incidents soulèvent des questions sur la sécurité des transports en commun dans le pays.
Des attaques coordonnées ciblant les axes stratégiques
Deux attaques armées distinctes, menées à moins de deux heures d’intervalle, ont visé des bus de la compagnie VIP JEOUN sur des tronçons majeurs du réseau routier ghanéen. La première, la plus violente, s’est produite vers 23h entre Apedwa Junction, Nkronso, Akooko et Akyem Asafo, dans la région de l’Est. Les assaillants ont bloqué la chaussée avec un véhicule, immobilisant trois bus avant d’ouvrir le feu sur un convoi en provenance d’Accra à destination de Sunyani. Le chauffeur, son assistant et trois passagers ont été blessés par balles et évacués en urgence vers des structures médicales, dont l’hôpital militaire de 37 pour le conducteur.
La seconde attaque, survenue vers 1h du matin sur l’axe Kumasi-Sunyani à Potrikrom, a vu les braqueurs tirer sur un bus sans parvenir à le piller, grâce à la riposte d’une escorte armée. Les forces de l’ordre, alertées par des appels à l’aide, ont neutralisé la menace et sécurisé les lieux, mais ces événements révèlent une escalade de la criminalité ciblant les transporteurs longue distance.
Sécurité des transports et collaboration avec les autorités
Face à cette recrudescence des attaques, VIP JEOUN a réaffirmé son engagement en faveur de la sécurité des passagers et de ses équipages. La compagnie a annoncé son intention de renforcer la collaboration avec les services de police et les agences de sécurité pour sécuriser ses itinéraires. Ces incidents interviennent dans un contexte où le transport en commun par bus, essentiel pour les déplacements interurbains au Ghana, est de plus en plus exposé aux risques de criminalité organisée. Les axes routiers, notamment ceux reliant les grandes villes comme Accra, Kumasi et Sunyani, sont des cibles privilégiées en raison de leur fréquentation et de leur importance économique.
Les autorités locales et les opérateurs du secteur appellent à une réponse coordonnée pour endiguer cette vague de violences, tandis que les passagers restent en alerte quant aux risques encourus lors de leurs trajets.