Attaque meurtrière contre l'armée malienne dans le nord

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 31 lectures
Attaque meurtrière contre l'armée malienne dans le nord

Une attaque d’une rare violence a frappé l’armée malienne samedi dans le nord du pays, faisant plus de 50 morts parmi les militaires. L’embuscade, menée par des groupes armés mêlant indépendantistes touareg et jihadistes, a ciblé un convoi quittant la ville stratégique d’Anéfis, en direction de Gao. Selon des sources locales et militaires, le bilan provisoire s’élève à plus de 50 militaires tués et au moins 24 prisonniers.

Cette attaque survient dans un contexte de tensions persistantes dans la région, où des combats pour le contrôle d’Anéfis se sont intensifiés ces dernières semaines. Début juillet, une offensive coordonnée avait déjà permis à des groupes armés de prendre temporairement la ville, encerclant le camp militaire défendu par les Forces armées maliennes et des paramilitaires étrangers. L’armée malienne a reconnu avoir été prise dans une embuscade « tendue par des groupes armés terroristes », sans préciser de bilan.

Les sources militaires évoquent des défaillances tactiques ayant conduit à ce revers. Une enquête est en cours pour déterminer les raisons de cette vulnérabilité. Les paramilitaires étrangers présents dans le pays, bien que déployés à Gao au moment de l’attaque, n’ont subi aucune perte, selon les informations recueillies. Un élu local a souligné des problèmes de coordination entre ces forces et l’armée malienne, suggérant que les paramilitaires auraient été positionnés en avant-garde.

L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et par les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA). Ces groupes sont actifs dans la région depuis des années, alimentant une crise sécuritaire qui s’ajoute aux défis économiques et politiques du Mali.

Depuis 2012, le pays est en proie à une instabilité chronique, marquée par des violences jihadistes, des conflits communautaires et des mouvements indépendantistes. La situation s’est aggravée après deux coups d’État en 2020 et 2021, portés par des militaires promettant de rétablir l’ordre et l’intégrité territoriale. Malgré leur arrivée au pouvoir, les autorités peinent à endiguer la dégradation de la sécurité dans le nord et le centre du pays.

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