Une attaque armée d'une rare intensité a frappé la communauté d'Ayilamo, dans la zone de gouvernement local de Logo, au Nigeria. Le bilan s'établit à onze morts, incluant quatre officiers de police et sept civils, après sept heures d'affrontements violents entre des assaillants présumés et les forces de l'ordre.
Déroulement de l'incursion armée
L'assaut a débuté le 10 septembre aux alentours de 18h12. Selon les témoignages recueillis sur place, environ 200 individus armés ont pris pour cible la localité, procédant à des tirs nourris et à l'incendie de plusieurs habitations. Les unités de la Police Mobile, appuyées par des équipes tactiques, ont engagé un combat prolongé pour repousser les assaillants. Ces derniers ont finalement battu en retraite vers les zones forestières environnantes aux premières heures du 11 septembre, laissant derrière eux un bilan humain lourd.
L'épreuve du dispositif sécuritaire
Ce drame survient alors que la région avait fait l'objet d'une restructuration sécuritaire majeure. En août 2025, le commandement de la police de l'État de Benue avait élevé le poste de police d'Ayilamo au rang de quartier général divisionnaire. Cette décision, actée par l'inspecteur général de la police, visait à combler les « lacunes géographiques » et à améliorer la réactivité des forces de l'ordre face aux conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs dans des zones au terrain difficile. La mort des quatre officiers — identifiés comme Paul Ina, Mohammed Yusuf, Oge Ikechukwu et Edeh Andrew — souligne la persistance des défis sécuritaires malgré ces ajustements structurels.
Réponse opérationnelle et appel au calme
Face à cette situation, le commandement de la police de l'État de Benue a annoncé le déploiement immédiat de renforts tactiques supplémentaires pour sécuriser la zone d'Ayilamo. Le commissaire de police, Cletus Nwadiogbu, a salué le courage des agents tombés au combat et a appelé les populations locales à la vigilance. Les autorités travaillent désormais en coordination avec d'autres agences de sécurité pour stabiliser la région et poursuivre les opérations de ratissage dans les forêts avoisinantes, tout en exhortant les résidents à collaborer en fournissant des informations utiles aux services de sécurité.