Une attaque nocturne attribuée aux miliciens de la CODECO a fait 11 morts, principalement des femmes et des personnes âgées, dans le village de Maze à Djugu (province de l'Ituri) le 9 octobre 2026. Environ une centaine de civils ont fui vers la base de la MONUSCO à Drodro, soulignant la précarité de la sécurité dans une région qui connaissait depuis plusieurs mois une accalmie relative.
Bilan humain et déroulement de l'assaut
Aux alentours de trois heures du matin, des hommes armés, identifiés par les habitants comme membres de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), ont pénétré le village de Maze. Le bilan provisoire indique onze civils décédés, dont une majorité de femmes et de personnes âgées récemment revenues après une période de calme. Aucun responsable officiel n’a encore confirmé l’implication du groupe, mais les témoignages locaux sont concordants.
Réactions de la société civile et appels à la désescalade
L’association culturelle ENTE a dénoncé l’incident, le qualifiant de sabotage des efforts de pacification entrepris dans l’Ituri. Elle a exhorté les miliciens de la CODECO à honorer leurs engagements de paix et a demandé au gouvernement congolais de renforcer les opérations de désarmement contre les groupes armés qui refusent le processus de réconciliation. Ces prises de position illustrent la volonté d’acteurs locaux de soutenir la stabilité malgré la persistance des violences.
Conséquences humanitaires et rôle de la MONUSCO
Face à la nouvelle vague d’insécurité, près de cent civils ont trouvé refuge aux abords de la base de la MONUSCO à Drodro, craignant d’autres incursions. Les Casques bleus ont intensifié leurs patrouilles dans la zone afin de protéger les populations et de prévenir de nouvelles attaques. Cette mobilisation rappelle les défis permanents auxquels la mission de l’ONU est confrontée pour sécuriser un territoire où les groupes armés restent actifs malgré les initiatives de paix menées ces dernières années.