Une frappe non identifiée a touché le terminal 4 de l’aéroport international King Khalid de Riyad, tuant un ressortissant pakistanais et blessant onze personnes. Le groupe rebelle houthis du Yémen a revendiqué l’opération, qui s’inscrit dans une série d’attaques contre des infrastructures saoudiennes.
Détails de l’incident et bilan humain
Le dimanche 11 octobre, un projectile d’origine non précisée a percuté le terminal 4, déclenchant un incendie qui a rapidement été maîtrisé. Selon l’Autorité générale de l’aviation civile saoudienne, le seul décès confirmé est celui d’un citoyen pakistanais, tandis que onze autres personnes ont été transportées vers plusieurs hôpitaux pour y recevoir des soins. Les autorités ont immédiatement lancé une évaluation des dommages matériels et de la sécurité des installations aéroportuaires.
Réactions des autorités saoudiennes et mesures de défense
Le ministère de la Défense, à travers la coalition dirigée par Riyad au Yémen, a annoncé l’interception d’un missile de croisière à proximité de l’aéroport ainsi que la neutralisation d’un drone dans la province orientale du pays. Ces actions visent à empêcher d’autres projectiles d’atteindre des sites civils. Parallèlement, les services de sécurité de l’aéroport ont renforcé les contrôles et les protocoles d’évacuation afin de garantir la continuité des opérations aériennes, qui avaient déjà été perturbées lors d’une première attaque sur le même aéroport.
Contexte des revendications houthis et implications régionales
Les Houthis ont déclaré avoir mené quatre opérations au cours des dernières 24 heures, ciblant les aéroports King Khalid de Riyad et King Fahd près de Dammam, ainsi que deux installations d’Aramco. Le porte‑parole militaire du groupe, Yahya Saree, a précisé que les aéroports saoudiens, à l’exception de La Mecque et Médine, restent des cibles légitimes. La première attaque contre le terminal 4, revendiquée également par les Houthis, avait fait treize morts et plus de trois cents blessés, entraînant la suspension temporaire de plusieurs vols. Ces développements accentuent les tensions déjà vives entre Riyad et le mouvement rebelle, soulevant des questions sur la capacité de la coalition à protéger les infrastructures critiques et sur les répercussions économiques liées aux perturbations du trafic aérien international.