L'ancien vice-président et candidat à la présidence, Atiku Abubakar, a réaffirmé sa volonté de mettre en place un mécanisme de soutien aux prix des carburants, tout en réfutant catégoriquement toute intention de rétablir l'ancien système de subventions aux importations. Cette clarification intervient alors que son camp cherche à se distancier de déclarations jugées imprécises faites par certains de ses collaborateurs sur la gestion future du secteur pétrolier.
Une distinction entre soutien à la production et subvention aux importations
Au cœur de la stratégie d'Atiku Abubakar réside une volonté de différencier son approche du modèle abandonné par le gouvernement en 2023. Selon ses porte-paroles, le projet ne consiste pas à subventionner les importations, mais à instaurer une aide ciblée, budgétisée et auditée, spécifiquement dédiée à la production et au raffinage domestique. L'objectif affiché est de réduire les coûts de transport et de production pour les ménages nigérians, plutôt que de maintenir un système jugé opaque par ses critiques.
La fin des ambiguïtés communicationnelles
La mise au point a été rendue nécessaire par des propos tenus par un proche conseiller, suggérant un rétablissement temporaire des subventions. L'équipe d'Atiku a formellement désavoué ces déclarations, soulignant que la définition de la politique appartient exclusivement au candidat. Cette reprise en main vise à éviter de fournir des arguments à ses adversaires politiques et à clarifier une vision économique centrée sur la réduction du coût de la vie.
Une transition progressive vers le marché libre
Le modèle proposé par l'opposant repose sur une logique de « soutien temporaire » : l'intervention de l'État doit s'effacer naturellement à mesure que la capacité de raffinage nationale augmente et que la concurrence stabilise les prix. Le camp d'Atiku compare cette approche à un échafaudage que l'on retire uniquement lorsque la structure est capable de tenir seule. Cette vision s'oppose à la politique actuelle du président Bola Tinubu, accusée par l'opposition d'avoir fait peser le poids des réformes économiques directement sur le pouvoir d'achat des familles nigérianes.