L'ancien vice-président nigérian Atiku Abubakar a réaffirmé sa détermination à concourir à l'élection présidentielle de 2027, en dépit d'une récente décision de justice invalidant la direction de son parti, l'African Democratic Congress (ADC). Face à ce qu'il qualifie de manœuvres judiciaires orchestrées par le pouvoir en place, l'opposant appelle à un scrutin libre et transparent pour trancher l'avenir politique du pays.
Contestation des manœuvres judiciaires
Atiku Abubakar rejette catégoriquement l'arrêt de justice qui remet en cause la légitimité de la direction du parti dirigée par David Mark, ainsi que sa propre nomination. Pour l'ancien vice-président, cette décision ne reflète en rien la volonté populaire. Il accuse l'administration du président Bola Tinubu d'utiliser des pressions politiques et des tactiques judiciaires pour fragiliser les partis d'opposition. Selon lui, ces actions visent à instaurer un système de parti unique en entravant la compétition démocratique.
Accusations sur l'intégrité du processus électoral
Au-delà des enjeux juridiques, Atiku Abubakar a soulevé des inquiétudes concernant la fiabilité du registre électoral. Il a dénoncé des tentatives présumées de manipulation visant à introduire de fausses identités et des photographies générées par intelligence artificielle. Il met au défi le parti au pouvoir, fort de ses 32 gouverneurs, de prouver sa légitimité par les urnes plutôt que par des stratégies de coercition ou des pressions exercées sur les leaders politiques d'autres formations.
Critique du bilan socio-économique
Le candidat a profité de cette prise de parole pour dresser un bilan sévère de la gestion actuelle du pays. Il a pointé du doigt la suppression des subventions sur les carburants, la dépréciation du naira et l'inflation galopante des prix alimentaires comme autant de facteurs aggravant la précarité des ménages. Atiku Abubakar a également souligné la persistance de l'insécurité, marquée par le banditisme et les enlèvements, qui entravent le développement économique et poussent une partie de la jeunesse à l'exil. Il assure que sa campagne restera centrée sur ces préoccupations quotidiennes, affirmant que le pouvoir ne pourra pas se soustraire au jugement des électeurs par le biais des tribunaux.