Atiku Abubakar face à sa septième tentative présidentielle : un parcours politique marqué par les divisions

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
Atiku Abubakar face à sa septième tentative présidentielle : un parcours politique marqué par les divisions

L'ancien vice-président du Nigeria, Atiku Abubakar, a officiellement lancé sa septième candidature à la magistrature suprême. Ce nouveau cycle électoral soulève des interrogations sur la longévité politique de cet acteur majeur et sur l'impact de ses stratégies successives au sein de divers partis politiques depuis 1993.

Un historique de candidatures inédit

Depuis ses débuts lors des primaires du Parti social-démocrate (SDP) en 1993, Atiku Abubakar a multiplié les tentatives pour accéder à la présidence sous différentes étiquettes, notamment l'Action Congress (AC) en 2007, puis le PDP et l'APC lors des scrutins suivants. Avec cette septième tentative, il s'inscrit dans une liste restreinte de personnalités mondiales ayant multiplié les candidatures présidentielles, un groupe dont la majorité a échoué à accéder au pouvoir, à l'exception notable de l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade.

La question de la loyauté et des ruptures partisanes

Le parcours d'Abubakar est marqué par une instabilité partisane qui alimente les critiques de ses adversaires. Ayant appartenu à sept formations politiques différentes depuis 1991, il est souvent décrit par ses détracteurs comme un « nomade politique ». Cette instabilité est illustrée par les tensions historiques survenues durant son mandat de vice-président sous Olusegun Obasanjo, où des dissensions internes avaient conduit à des crises au sein de l'exécutif. Ses opposants soulignent que cette propension à la rupture a contribué à fragiliser durablement le Parti démocratique populaire (PDP).

Enjeux économiques et critiques de campagne

Au-delà des questions de gouvernance, la nouvelle campagne d'Atiku Abubakar se heurte à des débats sur ses propositions économiques, notamment sa position sur la subvention des carburants, jugée risquée par ses critiques. Par ailleurs, sa stratégie de communication, incluant le recours à des cabinets de relations publiques internationaux pour cibler ses adversaires, est vivement contestée. Le débat public se cristallise également autour d'anciennes allégations de corruption liées à des contrats énergétiques et des affaires internationales, des dossiers qui, bien que n'ayant jamais abouti à une condamnation judiciaire au Nigeria, continuent d'être utilisés pour questionner son intégrité à l'approche de l'échéance de 2027.

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