Atiku Abubakar critique la politique économique du gouvernement nigérian face à l'inflation galopante

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Atiku Abubakar critique la politique économique du gouvernement nigérian face à l'inflation galopante

L'ancien vice-président nigérian, Atiku Abubakar, a vivement critiqué la gestion économique actuelle du président Bola Tinubu, pointant du doigt une inflation record qui fragilise le pouvoir d'achat des ménages. Il appelle à une réorientation stratégique axée sur le soutien à la production nationale pour contrer la flambée des prix des biens de première nécessité.

Une inflation généralisée sur les produits essentiels

Le constat dressé par Atiku Abubakar souligne une dégradation rapide des conditions de vie au Nigeria. Selon ses données, le prix du litre d'essence a bondi de 199 à 1 400 nairas, tandis que le coût de l'engrais a été multiplié par cinq, passant de 9 000 à 50 000 nairas. Le ciment, pilier du secteur de la construction, a également vu son prix grimper de 4 000 à 13 500 nairas. Cette spirale inflationniste est aggravée par la dépréciation du naira face au dollar, qui est passé d'environ 450 à 1 400 nairas, impactant directement les coûts d'importation et de production.

Le modèle de la subvention à la production

Face à ce qu'il qualifie de crise du coût de la vie, Atiku Abubakar propose de substituer aux mesures actuelles une politique de « subvention à la production ». S'appuyant sur les recommandations de la Crude Oil Refinery Owners Association of Nigeria (CORAN) et sur des exemples internationaux, il plaide pour un soutien ciblé aux industries locales, notamment dans le raffinage pétrolier. L'objectif est d'accroître l'offre intérieure pour faire baisser mécaniquement les prix à la consommation, tout en instaurant un mécanisme de contrôle pour garantir que ces aides profitent réellement aux citoyens.

Un tissu économique sous tension

L'impact de ces politiques se fait ressentir jusque dans les petites entreprises. L'opposant note que de nombreuses sociétés voient leur trésorerie bloquée par des factures impayées, signe d'une baisse drastique du pouvoir d'achat des clients. À travers l'exemple des commerçants de détail, il illustre une chaîne de blocage où les coûts de transport et d'énergie empêchent le renouvellement des stocks, forçant les consommateurs à recourir au crédit ou à réduire leurs achats. Atiku Abubakar dénonce par ailleurs une gestion qu'il juge incohérente, opposant l'absence de mesures de soulagement pour la population aux incitations fiscales accordées à certaines multinationales.

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