Atiku Abubakar conteste les allégations de corruption liées à ses transactions internationales

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 12 lectures
Atiku Abubakar conteste les allégations de corruption liées à ses transactions internationales

L'ancien vice-président nigérian et candidat à la présidence, Atiku Abubakar, a formellement réfuté les allégations de corruption et de transactions financières suspectes le liant, lui et son ex-épouse Jennifer Douglas, à des affaires internationales. Par la voix de son porte-parole, il soutient qu'aucune juridiction ou comité d'enquête indépendant n'a jamais établi sa culpabilité ou un abus de pouvoir durant son mandat.

La distinction entre suspicion et condamnation judiciaire

Au cœur de la défense d'Atiku Abubakar se trouve la séparation stricte entre les rapports d'enquête et les verdicts judiciaires. Concernant le projet hydroélectrique de Mambilla, où un paiement de 500 000 dollars versé à son ex-épouse a été scruté par un tribunal arbitral à Paris, l'ancien vice-président souligne qu'il n'était pas partie prenante à l'arbitrage. Il insiste sur le fait que, bien que la transaction puisse susciter des interrogations, elle ne constitue pas une preuve juridique qu'il a personnellement favorisé l'attribution du contrat.

Réponse aux dossiers internationaux

Sur les autres volets, notamment l'affaire Siemens et les soupçons de corruption impliquant l'ancien député américain William Jefferson, M. Abubakar rappelle qu'il n'a jamais été inculpé ni jugé. Il conteste l'idée d'une « culpabilité par association », arguant que les condamnations prononcées contre des tiers dans ces dossiers ne peuvent être automatiquement étendues à sa personne. Il qualifie les rapports financiers américains, souvent cités comme preuves de flux suspects, de mesures de vigilance standard appliquées aux « personnes politiquement exposées » plutôt que de preuves de détournements de fonds.

Le différend sur le fonds PTDF

Concernant le Petroleum Technology Development Fund (PTDF), M. Abubakar rejette la qualification de corruption internationale, y voyant plutôt un conflit politique interne survenu sous l'administration Obasanjo. Il rappelle qu'un comité sénatorial nigérian avait conclu à l'absence de preuve d'enrichissement personnel, tout en notant des lacunes administratives. Il souligne que, depuis son départ du pouvoir en 2007 et la levée de son immunité constitutionnelle, aucune poursuite pénale n'a abouti, remettant en question la persistance de ces accusations.

Interprétation des choix personnels

Enfin, l'ancien vice-président conteste les interprétations faites sur ses déplacements et la vente de ses biens immobiliers aux États-Unis. Il dénonce comme une spéculation infondée l'idée qu'il aurait quitté le territoire américain pour échapper à une pression judiciaire, affirmant que l'absence de preuves directes dans les rapports d'enquête rend ces conclusions purement conjecturales.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.