Le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a effectué une tournée diplomatique stratégique le 5 novembre à Niamey et Ouagadougou. Ces entretiens avec ses homologues nigérien et burkinabè visent à harmoniser les positions sécuritaires et les ambitions de développement au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).
Coordination sécuritaire et lutte contre les menaces
À Niamey, les discussions entre Assimi Goïta et le général Abdourahamane Tiani ont mis l'accent sur la coopération militaire. Les deux chefs d'État ont officiellement salué les résultats obtenus par la Force unifiée de l'AES dans la lutte contre les groupes armés, qualifiant ces opérations de succès. Parallèlement, ils ont réitéré leur condamnation commune face aux tentatives de déstabilisation qu'ils attribuent à des mercenaires et à des soutiens étatiques étrangers, bien que ces acteurs n'aient pas été explicitement identifiés dans le communiqué final.
Intégration économique et infrastructures régionales
Au-delà de la sécurité, le volet économique occupe une place centrale dans l'agenda de la Confédération. Les échanges ont porté sur la fluidification de la circulation des biens et des personnes, ainsi que sur le développement agro-industriel. Les dirigeants ont également abordé l'exploitation commune des ressources énergétiques et minières, soulignant une volonté de coordination accrue. Si ces axes de travail sont clairement définis, aucun calendrier précis ni financement spécifique n'a été rendu public à ce stade pour la mise en œuvre de ces projets d'infrastructures.
Diplomatie et convergence des vues à Ouagadougou
La seconde étape de ce déplacement, à Ouagadougou, a permis à Assimi Goïta de s'entretenir avec le capitaine Ibrahim Traoré. Présentée comme une visite d'amitié et de travail, cette rencontre a permis d'aborder les enjeux d'intégration africaine et l'actualité internationale. Cette séquence confirme la volonté des trois pays membres de l'AES de maintenir une ligne diplomatique cohérente au sein des instances régionales et internationales, renforçant ainsi le bloc sahélien face aux défis sécuritaires et politiques actuels.