Une démocratie en miettes ? Birame Waltako Ndiaye déchire le voile. Dans une tribune explosive, il dénonce une Assemblée nationale réduite à un simple « décor » sous l’emprise d’une majorité aveugle. Son analyse ? Une parodie du pouvoir législatif, où les lois deviennent des outils au service d’un exécutif tout-puissant.
« Une majorité ne fait pas une démocratie » Le ton est sans appel. Pour Ndiaye, la soumission des députés aux directives du Premier ministre Ousmane Sonko transforme l’Assemblée en chambre d’enregistrement. Les débats ? Des simulacres. Les votes ? Des formalités. Où est passé le contre-pouvoir ? Où sont les débats sereins, les amendements constructifs ?
Un système à sens unique Les partisans de Sonko prônent une majorité écrasante comme gage de stabilité. Erreur fatale. Une majorité sans opposition, c’est une démocratie sans âme. Ndiaye rappelle que le législatif doit freiner, questionner, protéger. Or, aujourd’hui, il ne fait que valider. Est-ce encore de la représentation ?
Les mots qui blessent « Biaisé », « dérisoire », « illusion démocratique » : le vocabulaire est cru. L’analyste pointe du doigt une Assemblée où les groupes d’opposition sont étouffés, où les lois sont adoptées sans véritable débat. Pire : où les députés deviennent des exécutants plutôt que des décideurs.
Et si le vrai danger venait de là ? Le pire n’est pas l’opposition. Le pire, c’est cette majorité qui croit tenir le pouvoir… alors qu’elle ne fait qu’en imiter les formes. Comment une nation peut-elle se dire libre quand son Parlement ne l’est plus ?
Conclusion : l’heure des choix L’Assemblée nationale n’est plus un lieu de débat. Elle est un monolithe. Birame Waltako Ndiaye le clame : soit on rétablit l’équilibre, soit on enterre l’idée même de démocratie. Et vous, où placez-vous la ligne rouge ?