Le 2 septembre 2026, les autorités béninoises ont arrêté à l’aéroport de Cotonou le trafiquant de drogue nigérian Festus Ibewuike, recherché depuis février 2024 par l’Agence nationale de lutte contre les stupéfiants du Nigeria (NDLEA). Deux jours plus tard, il a été remis aux forces nigérianes pour être jugé.
Capture à l’aéroport de Cotonou
Festus Ibewuike, alias Chidibest Ibewuike, âgé de 52 ans, a été identifié et appréhendé alors qu’il embarquait à l’aéroport international de Cotonou. L’intervention a été déclenchée par une alerte partagée entre les bureaux nationaux d’Interpol du Bénin et du Nigeria, qui ont localisé le suspect grâce à des informations de suivi.
Fuite transnationale et antécédents criminels
La cavale d’Ibewuike a commencé après la saisie de 49,7 kg d’héroïne à l’aéroport Murtala Muhammed de Lagos. Selon la NDLEA, il s’est ensuite réfugié au Mozambique, où il aurait exploité un hôtel comme façade pour poursuivre ses activités illicites, tout en continuant à circuler entre le Mozambique, le Bénin et le Nigeria. Jugé par contumace pendant plus de deux ans, il était resté introuvable jusqu’à son passage à Cotonou.
Coopération Interpol et transfert vers le Nigeria
Après son arrestation, des agents nigérians se sont rendus au Bénin pour prendre en charge le suspect. Le transfert officiel a eu lieu le 4 septembre, suivi le 5 septembre d’une déclaration à Ikoyi, où Ibewuike a reconnu les colis d’héroïne marqués du code « ND » qui lui étaient attribués. La NDLEA indique également que le trafiquant serait lié à une autre saisie de 40,255 kg de méthamphétamine, dont les détails restent à préciser.
Réactions de la NDLEA et perspectives judiciaires
Le directeur général de la NDLEA, le général de brigade à la retraite Mohamed Buba Marwa, a qualifié l’arrestation de « percée majeure » dans un communiqué du 9 septembre. Il a souligné que d’autres suspects restent en fuite et seront poursuivis avec la même intensité. Aucun calendrier n’a encore été annoncé pour le procès d’Ibewuike au Nigeria, mais les autorités nigérianes ont confirmé la poursuite des investigations.