Arona Benga brise le silence sur son addiction et son sevrage forcé en prison

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Arona Benga brise le silence sur son addiction et son sevrage forcé en prison

L’acteur sénégalais Arona Benga, récemment libéré après une incarcération pour trafic de drogue présumé, révèle dans une interview exclusive comment la cocaïne a failli lui coûter la vie et comment sa détention à la prison de Rebeuss a été un tournant salvateur.

Une chute accélérée par la perte d’emploi et la drogue

Arona Benga, connu pour ses rôles au cinéma et à la télévision, raconte avoir basculé dans la dépendance après avoir perdu son emploi. Selon ses déclarations, c’est cette rupture professionnelle qui a marqué le début d’une consommation régulière de cocaïne, trois mois avant son arrestation en décembre 2025. Face aux enquêteurs, il a reconnu les faits, décrivant une spirale infernale où la drogue est devenue le seul exutoire à ses difficultés.

Rebeuss, une prison devenue un refuge malgré elle

Contrairement à la peur attendue, Arona Benga affirme avoir vu son incarcération comme une opportunité de se soigner. Son état de santé, déjà fortement dégradé par la consommation, s’est encore détérioré en détention au point de le rendre « gravement malade » et « méconnaissable », selon un témoignage rapporté. Pourtant, cette épreuve a aussi été un déclic : il y a retrouvé la foi, renoué avec les prières abandonnées depuis des années, et entamé un sevrage forcé. « J’avais hâte d’aller en prison », confie-t-il sans ambiguïté.

L’isolement et les soutiens fragiles

Son récit met en lumière les conséquences humaines de son parcours. À Rebeuss, il n’a bénéficié que d’une seule visite d’une actrice, tandis que sa famille a dû démentir publiquement les rumeurs sur son indigence en prison. Ce manque de soutien visible contraste avec l’image publique qu’il avait construite avant sa chute. Son changement physique, marqué par une perte de poids extrême, illustre l’ampleur de sa dépendance avant son incarcération.

Une renaissance physique et morale

Après plus d’un mois passé derrière les barreaux, Arona Benga affirme avoir retrouvé une apparence et un équilibre mental qu’il avait perdus. Il résume son expérience par une phrase choc : « Ça m’a fait beaucoup de bien d’aller à Rebeuss. » Ce témoignage brut, où la prison devient paradoxalement un lieu de salut, interroge sur les failles du système de santé sénégalais face aux addictions et sur la manière dont les institutions, même répressives, peuvent parfois jouer un rôle inattendu dans la réinsertion.

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