Les habitants de la province de Jijel, au nord-est de l'Algérie, découvrent les séquelles laissées par une vague d'incendies qui a coûté la vie à douze personnes dans plusieurs wilayas du pays. Selon le bilan disponible, plus de 150 foyers se sont déclarés en une seule journée, un rythme exceptionnel qui a mobilisé les services de secours à grande échelle.
Un bilan humain qui s'alourdit dans plusieurs provinces
Les autorités algériennes recensent douze morts répartis sur différentes wilayas touchées par les flammes. La province de Jijel figure parmi les zones les plus affectées, où les habitants constatent désormais l'étendue des dégâts sur leurs habitations, leurs oliveraies et leurs équipements. Les retours de terrain réalisés par les populations locales font état de pertes matérielles importantes dans les villages perchés de la côte est.
Une journée sous le signe de la propagation rapide
La multiplication des foyers – plus de 150 en 24 heures – illustre la virulence de cet épisode, alimenté par des conditions météorologiques propices à la propagation du feu, notamment des températures élevées et un vent soutenu sur le littoral. Moins d'un tiers des incendies demeuraient encore actifs au moment du constat, ce qui suggère une accalmie progressive, sans que la vigilance soit levée pour autant.
Un risque récurrent pour le nord du pays
Le nord de l'Algérie, et particulièrement la Kabylie et ses régions côtières, fait face chaque été à un risque élevé d'incendies de forêt, alimenté par la sécheresse et la pression démographique sur des zones boisées. La répétition de ces épisodes pose la question de la résilience des communautés rurales et de l'efficacité des dispositifs de prévention et de lutte. Le suivi des indemnisations promises aux sinistrés, ainsi que des politiques de reboisement et d'aménagement du territoire, constituera un point d'attention dans les semaines à venir, même si les annonces officielles n'étaient pas incluses dans les éléments disponibles.