Le réalisateur français Gaël Mocaër, libéré le 8 septembre 2026 après 36 jours de détention à Lomé, a déclaré que les conditions de son incarcération étaient « tout à fait acceptables ». Son témoignage, diffusé dans l’émission "Le rendez-vous Afrique" de France 24, intervient alors que la question de la liberté d’expression au Togo reste sensible.
Detention de Gaël Mocaër et de son équipe à Lomé
En juillet 2026, Gaël Mocaër, accompagné du réalisateur Sebastian Perez Pezzani et de leur fixeur, a été arrêté à Lomé, la capitale togolaise. Les trois hommes sont restés en garde à vue pendant 36 jours, période pendant laquelle leurs familles et leurs employeurs ont été tenus dans l’incertitude quant à leur sort. Aucun motif détaillé de leur détention n’a été communiqué dans les informations disponibles.
Témoignage sur les conditions de détention
Lors de son interview, Mocaër a souligné que, malgré la durée de la privation de liberté, les conditions de détention « étaient tout à fait acceptables ». Il n’a pas précisé les aspects précis de son incarcération, mais a indiqué que les traitements reçus ne constituaient pas une violation flagrante de ses droits fondamentaux. Cette appréciation contraste avec les craintes habituelles exprimées par les organisations de défense des droits humains lorsqu’il s’agit de détentions de journalistes étrangers.
Implications pour la liberté de la presse au Togo
Le cas de Mocaër relance le débat sur le climat de liberté d’expression au Togo. Les autorités togolaises sont régulièrement scrutées par les observateurs internationaux quant à leur gestion des médias et des journalistes, notamment ceux qui couvrent des sujets sensibles. La libération de Mocaër, sans accusation publique, peut être perçue comme un signe de flexibilité, mais l’absence de transparence sur les raisons de son arrestation laisse place à l’interrogation.
Réactions et perspectives
Le témoignage de Mocaër a été relayé par plusieurs acteurs du secteur audiovisuel, qui soulignent l’importance d’un environnement sécuritaire pour les créateurs de contenus. Les organisations de défense des droits humains attendent désormais des clarifications officielles sur les motifs de la détention et sur les procédures suivies. Le suivi de ce dossier pourrait influencer les futures politiques d’accès aux médias et la perception internationale du Togo en matière de droits fondamentaux.