L’Alliance pour la République (APR) a réagi aux récents développements institutionnels et économiques lors d’une réunion de son Secrétariat exécutif national, tenue le 9 juillet 2026. Le parti s’est félicité de la décision du Conseil constitutionnel déclarant contraire à la Constitution la loi de révision adoptée par l’Assemblée nationale le 29 juin 2026.
Pour l’APR, cette décision révèle les insuffisances du processus, marqué selon lui par une improvisation et un manque de concertation politique. Le parti souligne que la réforme constitutionnelle a été menée sans la sérénité ni l’inclusivité nécessaires, rappelant que toute modification de la loi fondamentale doit reposer sur un consensus large et respecter les procédures établies.
Sur le plan économique, l’APR évoque une dégradation continue des conditions de vie des populations, un ralentissement de la croissance et une détérioration du climat des affaires. Le parti critique également le manque de visibilité dans la gestion des finances publiques, notamment lors du Débat d’orientation budgétaire. Il soutient par ailleurs le patronat dans sa demande de règlement de la dette intérieure, jugée préjudiciable à l’activité économique et à l’emploi.
L’APR dénonce également la gestion de l’Assemblée nationale, qu’il accuse de devenir un « refuge politique » en raison de recrutements massifs d’anciens ministres, incompatibles selon lui avec les principes de sobriété budgétaire et de bonne gouvernance.
Sur le plan interne, le parti annonce l’accélération de sa restructuration, avec la mise en place de structures communales et départementales, afin de renforcer son ancrage territorial et préparer les prochaines échéances électorales. Il appelle à la mobilisation de ses militants autour de son président.
Enfin, l’APR réaffirme son engagement en faveur de la libération de plusieurs responsables et militants qu’il considère comme injustement détenus ou placés en résidence surveillée depuis l’arrivée du Pastef au pouvoir.