Antony, international brésilien du Betis Séville, a annoncé sur Instagram que son domicile a été cambriolé la même soirée où son équipe a battu le FC Porto 3-2 en Ligue des champions. Au-delà de la perte matérielle, le joueur a exprimé sa colère face au sentiment d’insécurité qui frappe même les athlètes les plus en vue.
Le cambriolage survenu pendant la victoire du Betis
Alors que le Betis célébrait une victoire décisive contre le FC Porto, Antony a découvert que des cambrioleurs s’étaient introduits dans sa maison située dans la région de Barcelone. L’ailier de 26 ans, qui a grandi dans une favela de São Paulo avant de rejoindre le club en provenance de Manchester United en 2025, a décrit la nuit comme « très triste et révoltante » et a souligné que le plus douloureux était la perte du sentiment de protection dans son propre foyer.
Un phénomène récurrent parmi les footballeurs européens
Antony n’est pas le premier joueur ciblé. Le Real Madrid a vu son attaquant français Karim Benzema cambriolé à deux reprises, en 2019 et en 2022. Plus récemment, le jeune international du FC Barcelone, Lamine Yamal, a été la cible d’une tentative d’effraction en juillet, alors qu’il participait à la Coupe du monde avec l’Espagne. Ces épisodes montrent que les joueurs de haut niveau, souvent exposés par leurs performances et leurs revenus, deviennent des cibles privilégiées pour des réseaux criminels.
Europol et la surveillance des déplacements des joueurs
En 2019, Europol avait déjà alerté sur l’existence d’un gang criminel qui surveillait les activités des footballeurs afin d’identifier les moments propices aux cambriolages. Cette information indique que les vols ne sont pas de simples actes opportunistes, mais le résultat d’une planification ciblée. Le cas d’Antony rappelle la nécessité pour les clubs, les agents et les autorités locales de renforcer les mesures de sécurité autour des résidences des joueurs, surtout pendant les déplacements internationaux.