Le gouvernement d'Antigua-et-Barbuda a annoncé son intention d'accueillir davantage d'infirmières ghanéennes, suite à l'impact positif constaté avec les 120 premières professionnelles arrivées en janvier 2026. Cette démarche s'inscrit dans une stratégie plus large visant à combler les déficits de personnel médical dans le pays tout en offrant aux infirmières ghanéennes une expérience professionnelle à l'étranger.
Première vague de 120 infirmières ghanéennes déjà en activité
En janvier 2026, un groupe de 120 infirmières originaires du Ghana a été déployé à Antigua-et-Barbuda sous des contrats de trois ans. Leur mission principale était de répondre aux pénuries de personnel dans les hôpitaux et les cliniques publiques, où les effectifs locaux peinent à couvrir la demande croissante de soins. Selon les autorités sanitaires antillaises, les nouvelles recrues ont rapidement démontré leur compétence, améliorant les temps d'attente et la qualité des services dans plusieurs établissements. Cette première phase a également permis aux infirmières de s'adapter aux spécificités du système de santé caribéen, tout en renforçant la coopération bilatérale.
Le gouvernement antillais demande l'extension du programme
Samuel Okudzeto Ablakwa, ministre ghanéen des Affaires étrangères, a communiqué la décision d'Antigua-et-Barbuda d'élargir le partenariat lors d'une rencontre avec son homologue antillais, Everly Paul Chet Greene, en marge du Commonwealth Heads of Government Meeting (CHOGM). Les responsables ont souligné que les performances du premier groupe justifiaient une nouvelle vague de recrutement, afin de consolider les gains obtenus et d'étendre la couverture des services de santé, notamment dans les zones rurales où les besoins restent critiques. Cette volonté d'augmenter le nombre de professionnels de santé étrangers reflète une politique proactive visant à sécuriser le système de santé face aux défis démographiques et aux pressions budgétaires.
Implications pour le Ghana et perspectives de coopération future
Pour le Ghana, la demande supplémentaire représente une opportunité d'emploi pour de nombreuses infirmières cherchant à travailler à l'étranger, tout en renforçant la visibilité de son expertise médicale à l'international. Le programme offre également aux professionnelles ghanéennes la possibilité d'acquérir une expérience diversifiée, qui pourra être réinjectée dans le système de santé national à leur retour. Sur le plan diplomatique, l'extension du partenariat pourrait ouvrir la voie à d'autres accords de mobilité du personnel de santé entre le Ghana et les nations caribéennes, créant ainsi un réseau de coopération plus résilient. Les parties envisagent d'évaluer régulièrement les résultats afin d'ajuster les modalités contractuelles et d'assurer une intégration harmonieuse des futurs arrivants.