Face à l'accumulation croissante des dossiers dans les tribunaux ghanéens, le candidat à la Cour suprême, Anthony Forson Jnr, a exposé une stratégie de modernisation axée sur la technologie et l'optimisation du temps de travail. Devant la commission des nominations du Parlement, il a souligné que l'efficacité de l'appareil judiciaire dépend désormais de sa capacité à intégrer des outils numériques performants et à assouplir ses méthodes opérationnelles.
L'expérience de la numérisation comme levier de réforme
Fort de son expérience au sein du Barreau du Ghana, où il a piloté la transition numérique des opérations, Anthony Forson Jnr se pose en fervent défenseur de la modernisation technologique. Selon lui, la numérisation n'est pas seulement une option, mais une nécessité pour accélérer le traitement des procédures. Il assure que, sous réserve d'un financement adéquat et d'une volonté politique affirmée, le savoir-faire technique existe pour déployer des solutions capables de résorber durablement le stock de dossiers en attente.
L'extension des horaires d'audience
Au-delà des outils numériques, le candidat propose une réorganisation concrète du calendrier judiciaire par l'instauration d'audiences l'après-midi. Cette mesure vise à augmenter la capacité de traitement des tribunaux, bien qu'il anticipe des résistances au sein de la profession juridique. M. Forson reconnaît que les avocats pourraient s'opposer à cette flexibilité accrue pour des raisons de charge de travail et de disponibilité, mais il insiste sur la nécessité de privilégier l'intérêt collectif et l'accès à la justice sur le confort individuel.
Priorité à l'efficacité judiciaire
Si l'aménagement des horaires constitue un levier complémentaire, Anthony Forson Jnr réaffirme que les technologies de l'information et de la communication (TIC) demeurent la solution la plus robuste pour transformer le système. En plaçant le numérique au cœur de la stratégie de la Cour suprême, il espère répondre aux critiques récurrentes concernant la lenteur des procédures. Cette vision s'inscrit dans un contexte où les attentes des citoyens et des acteurs économiques pour une justice plus rapide et plus accessible se font de plus en plus pressantes au Ghana.