Anta Babacar Ngom dénonce l'échec de la rupture promise au sein de la 15e législature sénégalaise

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
Anta Babacar Ngom dénonce l'échec de la rupture promise au sein de la 15e législature sénégalaise

La députée non-inscrite Anta Babacar Ngom exprime une vive désillusion face au fonctionnement actuel de la 15e législature sénégalaise. Elle pointe du doigt un fossé grandissant entre les promesses de rupture portées par les élus lors de leur entrée en fonction et la réalité des pratiques parlementaires observées aujourd'hui.

Le constat d'un décalage institutionnel

Pour la présidente de l'Alternative pour la relève citoyenne (ARC), l'institution parlementaire a failli à sa mission première : répondre aux préoccupations réelles des populations. Selon la parlementaire, l'espoir d'un renouveau démocratique, qui avait motivé son engagement au sein de la coalition Samm Sa Kaddu, s'est heurté à une inertie institutionnelle. Elle estime que le bilan actuel est une déception partagée, tant par une partie des élus que par les citoyens sénégalais qui attendaient une traduction concrète des engagements électoraux.

Critique de la pratique politicienne

Au-delà du constat d'échec, Anta Babacar Ngom fustige l'attitude de certains de ses collègues. Elle leur reproche de délaisser leurs missions législatives au profit de calculs partisans. Cette critique s'accompagne d'une dénonciation des avantages matériels — véhicules de fonction, carburant et indemnités — dont bénéficient les députés, soulignant le contraste entre ces privilèges et l'absence de résultats tangibles pour le pays. Cette prise de position s'inscrit dans une série d'interventions antérieures, notamment une saisine du président de l'Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, en février 2026, concernant les conditions de travail des députés non-inscrits.

Le débat sur la dissolution de l'Assemblée

La question de la dissolution de l'institution demeure un point de friction majeur. Anta Babacar Ngom rappelle avoir formulé cette demande dès le début de l'année, une requête restée sans suite. Face à cette proposition, la majorité parlementaire maintient une position ferme, écartant toute perspective de dissolution immédiate. Pour les autorités en place, le sujet est désormais renvoyé à des impératifs de calendrier institutionnel, laissant en suspens la question de la légitimité et de l'efficacité de l'Assemblée nationale dans sa configuration actuelle.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.