Angela Rayner conteste une réforme migratoire héritée de l'ère Starmer au Royaume-Uni

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
Angela Rayner conteste une réforme migratoire héritée de l'ère Starmer au Royaume-Uni

La ministre Angela Rayner a publiquement exprimé ses réserves concernant une réforme des visas héritée de l'administration précédente, jugeant injuste de modifier rétroactivement les conditions d'accès à la résidence permanente. Cette prise de position, formulée à la veille du congrès du Parti travailliste, souligne une fracture interne sur la gestion des travailleurs étrangers, notamment dans le secteur des soins.

Un désaccord sur la rétroactivité des règles

Le cœur de la critique d'Angela Rayner porte sur l'application de nouvelles règles migratoires aux personnes arrivées au début de la décennie. Selon la ministre, changer les critères d'obtention de la citoyenneté pour ceux qui ont bâti leur vie au Royaume-Uni avec l'espoir d'une stabilité à long terme est une mesure « très perturbante ». Elle insiste particulièrement sur le sort des travailleurs du secteur social, dont la contribution est essentielle au pays.

Une pression croissante au sein du Parti travailliste

La position de Mme Rayner n'est pas isolée. Elle rejoint les préoccupations exprimées par plusieurs députés travaillistes et syndicats, qui qualifient ces projets de contraires aux valeurs britanniques. Certains élus, à l'instar de Rachael Maskell, estiment que prolonger de dix ans le délai d'accès à la citoyenneté pour des personnes ayant servi le pays avec loyauté est moralement contestable. Cette fronde interne place le gouvernement d'Andy Burnham sous une pression accrue pour revoir sa copie.

L'équilibre délicat du gouvernement

Face à ces critiques, le gouvernement tente de maintenir une ligne de crête. Lisa Nandy, secrétaire d'État à la Culture, a défendu la nécessité d'un système migratoire crédible tout en évitant de soutenir fermement le caractère rétroactif des mesures. Elle a toutefois laissé entendre qu'un ajustement était possible, soulignant que l'exécutif souhaite traiter les migrants « équitablement et décemment ».

L'échéance de 2027 en ligne de mire

La ministre de l'Intérieur, Mahmood, a reconnu être consciente de l'impact de ces changements, notamment pour les nombreux travailleurs arrivés en 2022 qui pourraient prétendre à une résidence permanente dès février 2027. Le gouvernement a promis de clarifier sa politique et d'éventuelles mesures transitoires avant la fin de l'année. Un revirement sur ce dossier constituerait un point de friction politique majeur avec l'opposition conservatrice et Reform UK, qui surveillent de près ces évolutions législatives.

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