L’ancien ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Lionel Bilgo, a été placé sous mandat de dépôt le 28 août 2026 à Bobo‑Dioulasso, accusé d’exercer illégalement des activités de promotion foncière via la société SITRAF.
Le mandat de dépôt prononcé par le procureur
Le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Bobo‑Dioulasso a publié un communiqué le 28 août 2026 confirmant la mise en garde à vue de Lionel Bilgo et du directeur exécutif de la Société Immobilière Traoré et Frères (SITRAF), Vincent de Paul Kaboré. L’infraction reprochée porte sur la promotion et la publicité de ventes de parcelles nues sans les autorisations requises de l’autorité compétente.
Les faits à l’origine de l’enquête
Le 19 août 2026, le Commissariat central de police de Bobo‑Dioulasso a été alerté de la commercialisation de parcelles nues par SITRAF, effectuée sans aucune autorisation administrative. Cette dénonciation a déclenché une enquête approfondie qui a mis en lumière l’absence de licences ou de permis d’urbanisme pour les transactions menées par la société.
Implications pour le secteur immobilier et la gouvernance
Le placement sous mandat de dépôt de deux dirigeants d’une société immobilière dirigée par un ancien haut‑fonctionnaire du gouvernement soulève des questions sur la régulation du marché foncier au Burkina Faso. Si les pratiques illégales sont confirmées, elles pourraient entraîner des sanctions administratives contre SITRAF, ainsi que des réformes visant à renforcer le contrôle des activités de promotion immobilière. Le cas illustre également les risques de conflits d’intérêts lorsque d’anciens responsables publics s’engagent dans des activités privées liées à leurs compétences ministérielles.
Réactions et suites attendues
À ce jour, aucune déclaration publique n’a été faite par Lionel Bilgo ou Vincent de Paul Kaboré. Les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations pour déterminer l’étendue des infractions et identifier d’éventuels bénéficiaires de ces ventes non autorisées. Le suivi de ce dossier sera déterminant pour évaluer la capacité de l’État burkinabé à lutter contre les pratiques illégales dans le secteur immobilier et à restaurer la confiance des citoyens dans la gouvernance publique.