Anambra : la gestion financière de Peter Obi au cœur d'une controverse persistante

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
Anambra : la gestion financière de Peter Obi au cœur d'une controverse persistante

La gestion financière de l'État d'Anambra, au Nigeria, fait l'objet d'une polémique récurrente impliquant trois administrations successives. Alors que l'actuel gouverneur Charles Soludo fait face à des critiques sur le remboursement de dettes, les bilans financiers laissés par son prédécesseur Peter Obi, gouverneur de 2010 à 2014, sont au centre d'une bataille de chiffres entre ses partisans et ses opposants politiques.

Divergences sur l'héritage financier

Le débat a été ravivé par le commissaire aux finances de l'État, Izuchukwu Okafor, affirmant que l'administration Soludo continue d'honorer des dettes contractées sous les mandats précédents. Peter Obi conteste formellement ces allégations, soutenant qu'il a quitté ses fonctions en laissant plus de 75 milliards de nairas dans les caisses de l'État. Cette version est vigoureusement démentie par les autorités qui ont succédé à M. Obi, notamment l'ancien gouverneur Willie Obiano, qui a affirmé n'avoir trouvé qu'une fraction de cette somme en liquidités.

La question des passifs et des engagements

Pour justifier la situation héritée en 2014, l'administration Obiano, par la voix de son secrétaire général de l'époque, le professeur Solo Chukwulobelu, a évoqué un passif total de 185 milliards de nairas. Ce montant englobait non seulement les dettes directes, mais aussi les engagements financiers liés aux projets d'infrastructures routières en cours de réalisation. Selon les documents officiels cités par l'administration Obiano, le solde bancaire réel au moment de la passation de pouvoir en mars 2014 s'élevait à 9 milliards de nairas, complété par des actifs sous forme de fonds souverains et d'actions, dont une partie était toutefois grevée par des chèques émis avant le départ de M. Obi.

Le poids de la dette extérieure

Au-delà des débats sur la trésorerie immédiate, la structure de la dette de l'État d'Anambra reste un point de friction. Le gouvernement actuel a souligné que l'administration Obi a contracté huit prêts extérieurs entre 2007 et 2013, totalisant 123,7 millions de dollars. À ce jour, le solde restant de ces emprunts s'élèverait à 92,35 millions de dollars. Ces échanges illustrent la complexité de la transition financière dans les États nigérians, où les investissements à long terme, tels que les obligations arrivant à maturité en 2030, compliquent l'évaluation précise de la santé budgétaire lors des changements d'exécutif.

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