Amnesty International Nigeria a vivement critiqué l'inaction des agences de sécurité face aux propos tenus par Samuel Danjuma Shekwolo, président du conseil de la zone de Kuje. L'organisation dénonce des menaces de violence proférées à l'encontre des résidents qui refuseraient de voter pour le parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC).
Une menace directe sur la liberté de vote
Selon l'organisation de défense des droits humains, les déclarations attribuées à Samuel Danjuma Shekwolo visent à conditionner la tranquillité et l'exercice des droits civiques des habitants à un soutien électoral spécifique. En liant le droit de vivre paisiblement à une allégeance politique, ces propos sont jugés illégaux et contraires aux principes démocratiques. Amnesty International souligne que ce climat d'intimidation porte atteinte au droit fondamental des citoyens de choisir librement leurs représentants sans subir de coercition.
L'exigence de responsabilité des autorités
L'organisation pointe du doigt le silence des forces de sécurité, qui n'ont, selon elle, engagé aucune procédure pour demander des comptes au responsable local. Cette absence de réaction est perçue comme un facteur aggravant qui maintient les résidents de Kuje dans un état de crainte permanent. Amnesty International appelle les autorités nigérianes à faire preuve de fermeté en enquêtant sur tout leader politique, quel que soit son bord, incitant à la violence ou commettant des abus de droits humains.
Un enjeu majeur pour le cycle électoral de 2027
Alors que les formations politiques intensifient leurs préparatifs pour les élections générales de 2027, la question de la sécurité des électeurs redevient centrale. La Constitution nigériane et le cadre légal électoral garantissent pourtant le droit de vote sans intimidation. Les appels à la vigilance se multiplient pour éviter que les violences politiques ne viennent entacher le prochain scrutin. À ce jour, les allégations visant le président du conseil de Kuje n'ont pas été confirmées par une enquête indépendante, et l'intéressé n'a pas encore formulé de réponse publique aux accusations portées par l'organisation internationale.