Après avoir bénéficié d'une ordonnance de non-lieu total délivrée par le Pool judiciaire financier, l'homme d'affaires Amir Abo, président de Stam Global Business, a annoncé son intention de poursuivre en justice ceux qu'il considère comme les instigateurs de sa mise en cause. Cette décision marque une nouvelle étape dans un dossier complexe où s'entremêlent accusations de diffamation, contestations de procédures et enjeux économiques.
Une offensive judiciaire contre ses accusateurs
Amir Abo a clairement exprimé sa volonté de ne pas en rester là. Affirmant avoir été victime d'un « coup monté » visant à nuire à son patrimoine et à sa réputation, il a annoncé le dépôt de plaintes contre plusieurs personnes, dont l'architecte Pierre Goudiaby Atépa et le journaliste Babacar Touré. L'homme d'affaires, qui se dit déterminé à obtenir réparation, a déjà engagé une procédure spécifique à l'encontre de ce dernier.
Contestation des procédures de saisie
Au-delà de la question de son honneur, Amir Abo pointe du doigt des irrégularités majeures dans la gestion de ses biens par les autorités judiciaires. Il conteste notamment la transparence entourant la saisie et la restitution de ses avoirs. Il évoque la disparition de 800 millions de francs CFA en espèces, qui n'auraient pas été consignés lors de la perquisition de son domicile. Par ailleurs, il met au défi une autre plaignante, Mame Diarra Tall, de justifier la réception de 100 millions de francs CFA, affirmant qu'aucune décharge officielle n'atteste de cette transaction.
Enjeux économiques et diplomatiques
L'homme d'affaires replace cette affaire dans un contexte plus large, impliquant des intérêts stratégiques. Il soutient que les accusations portées contre lui visaient à compromettre ses relations avec des partenaires saoudiens, notamment dans le cadre de projets d'approvisionnement en eau pour la ville de Touba. Selon lui, la concomitance entre son interpellation et la visite de ces investisseurs auprès du Khalife général des mourides ne serait pas fortuite. Il estime que ses détracteurs ont cherché à entraver des initiatives d'envergure, tout en tentant de fragiliser sa crédibilité auprès de ses partenaires internationaux.