Aminata Touré met en garde la Chambre des députés sur le contrôle de ses propres dépenses publiques

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 15 lectures
Aminata Touré met en garde la Chambre des députés sur le contrôle de ses propres dépenses publiques

Aminata Touré, ancienne première ministre du Sénégal, a adressé aux députés un message intitulé « Question aux députés ? » pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « frénésie de contrôle illégal des institutions de la République ». Elle rappelle que l’Assemblée nationale, en tant qu’organe de contrôle, doit elle‑même rendre des comptes sur l’usage des fonds publics qui lui sont alloués.

Un appel à la transparence du Parlement sénégalais

Dans son texte, Touré invite les représentants du peuple à réfléchir aux mécanismes de surveillance qui s’appliquent à l’institution même qui les contrôle. Elle souligne que, si les députés exercent un pouvoir de contrôle sur les ministères et les autorités administratives, ils ne sont pas exemptés d’une évaluation rigoureuse de leurs propres pratiques budgétaires.

Le contexte de la critique : contrôle des institutions

Le terme « frénésie de contrôle illégal » employé par l’ancienne ministre suggère une perception d’abus ou de dérive dans les procédures de vérification exercées par le Parlement. Selon elle, cette dynamique pourrait fragiliser la confiance citoyenne dans les institutions, en donnant l’impression que le contrôle devient un instrument de pression plutôt qu’un garant de la légalité et de l’efficacité.

Implications pour la gouvernance et les redditions de comptes

En posant la question « Qui va enquêter sur les enquêteurs ? », Touré met en lumière l’absence de contre‑contrôle institutionnel. Elle rappelle que l’Assemblée nationale bénéficie d’un budget public, ce qui implique une obligation de transparence comparable à celle imposée aux autres organes de l’État. Une éventuelle réforme du dispositif de suivi interne pourrait ainsi renforcer la légitimité du Parlement et prévenir les accusations de mauvaise gestion.

Réactions attendues et perspectives

Le message de Touré, ponctué d’une formule en wolof « Kouy dig lé sangou na djitou si wanag wi ! », vise à mobiliser l’opinion publique et les parlementaires autour d’un débat sur la gouvernance. Si les députés décident d’ouvrir une commission d’enquête ou de réviser leurs procédures budgétaires, cela pourrait ouvrir la voie à une plus grande responsabilisation des élus. Dans le cas contraire, la critique risque de rester un appel moral sans effet concret, alimentant les tensions entre les différents acteurs de la scène politique sénégalaise.

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