La superviseure générale de Kiiraay, Aminata Touré, a formellement sollicité l'ouverture d'une enquête parlementaire concernant la gestion du fonds JAM, destiné à la paix en Casamance. Cette demande s'inscrit dans une volonté affichée de reddition des comptes et de transparence institutionnelle au sein de la gouvernance actuelle.
Une exigence de transparence parlementaire
Lors d'un rassemblement politique tenu à Bambilor, Aminata Touré a interpellé le président de l'Assemblée nationale pour qu'il initie une commission d'enquête dédiée au fonds JAM. Selon elle, cette démarche est indispensable pour garantir une clarté totale sur l'utilisation des ressources allouées à la pacification de la région de Casamance. Elle souligne que cette initiative permettrait de lever toute ambiguïté sur la gestion des deniers publics, conformément aux engagements de transparence portés par son parti et le président Bassirou Diomaye Faye.
La reddition des comptes comme pilier politique
Pour la responsable de Kiiraay, la demande d'enquête ne constitue pas une démarche isolée, mais s'inscrit dans une ligne de conduite politique axée sur l'équité et le respect des règles de gestion publique. Elle a affirmé que son mouvement, tout comme l'exécutif, place la probité au cœur de son action. En insistant sur le fait que « personne ne peut leur donner de leçons » en matière de transparence, elle réaffirme la volonté de son camp politique de soumettre les fonds publics à un contrôle parlementaire rigoureux.
Un contexte d'adhésion politique à Bambilor
Cette déclaration a été formulée dans un contexte de renforcement des bases du parti Kiiraay, marqué par l'officialisation de l'adhésion du maire de Bambilor, Ngagne Diop. Si l'événement visait initialement à consolider les rangs locaux, il a servi de tribune pour réitérer une position nationale sur la gouvernance financière. La demande d'enquête sur le fonds JAM demeure, à ce stade, un point de vigilance majeur pour l'opposition et l'opinion publique, en attendant une réponse formelle des instances législatives compétentes.