Face aux spéculations persistantes sur une rupture politique au sein de l'exécutif sénégalais, Aminata Touré a formellement réfuté toute responsabilité dans les tensions prêtées au duo formé par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. La haute représentante du chef de l'État réaffirme son alignement avec la ligne présidentielle, tout en qualifiant ces accusations de manœuvres infondées.
Une mise au point sur le rôle de la haute représentante
Aminata Touré, qui exerce également les fonctions de superviseure générale du parti Kiiraay - Les Patriotes Républicains, a tenu à clarifier sa position institutionnelle. Elle rappelle que son implication dans la coalition « Diomaye Président » ne date pas de l'accession au pouvoir, mais remonte à la période électorale. Selon elle, les allégations suggérant qu'elle aurait cherché à diviser les deux dirigeants sont en contradiction directe avec la logique de son engagement politique initial.
La cohérence comme ligne de conduite politique
L'ancienne Première ministre insiste sur la nécessité d'une stabilité gouvernementale pour mener à bien les réformes promises aux Sénégalais. Elle rejette l'idée d'une quelconque stratégie de déstabilisation interne, soulignant qu'il serait politiquement incohérent de soutenir l'élection d'un candidat pour ensuite entraver son action une fois aux responsabilités. Pour Aminata Touré, une telle démarche serait contraire à l'éthique et aux engagements pris devant les électeurs lors de la campagne présidentielle.
La gestion des rumeurs au sein de l'appareil d'État
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où les dynamiques internes du pouvoir font l'objet de nombreuses interprétations dans l'espace public. En se désolidysant publiquement des rumeurs de discorde, Aminata Touré cherche à clore un chapitre de spéculations qui pourrait fragiliser la perception de l'unité de l'exécutif. Son intervention souligne la volonté de la haute représentante de maintenir une image de cohésion autour du projet porté par le président Faye, tout en réaffirmant sa loyauté envers la trajectoire politique qu'elle a contribué à soutenir.