AMD a franchi le seuil symbolique des 1 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, porté par l'engouement des investisseurs pour l'intelligence artificielle. Le fabricant californien de semi-conducteurs a vu sa valorisation gonfler d'environ 200 milliards de dollars en une semaine, tandis que son action grimpait de 9,4 % à 612 dollars, poursuivant une envolée qui place l'entreprise parmi les plus valorisées au monde.
Une envolée tirée par l'intelligence artificielle
Le groupe a annoncé des partenariats avec OpenAI et Anthropic, renforçant sa position dans l'écosystème de l'IA. Au deuxième trimestre, AMD a enregistré une hausse de 50 % de son chiffre d'affaires sur un an, à 11,5 milliards de dollars, grâce à un plus que doublement des revenus des centres de données. L'entreprise anticipe une accélération des ventes liées aux centres de données au second semestre 2026, ce qui pourrait soutenir la croissance à venir et confirmer la tendance haussière.
Un rival toujours dominant
Même après cette envolée, la valorisation d'AMD reste nettement inférieure à celle de Nvidia, considéré comme la référence dans l'intelligence artificielle. La capitalisation de Nvidia approche les 5 500 milliards de dollars, soit près de cinq fois celle d'AMD. Cet écart illustre la concentration des gains boursiers autour du leader historique du secteur et la difficulté pour les concurrents de réduire l'écart dans un marché dominé par les attentes liées à l'IA.
Un signal pour le marché des semi-conducteurs
L'entrée d'AMD dans le club très restreint des entreprises à plus de 1 000 milliards de dollars témoigne de l'ampleur du boom des investissements dans l'IA. Cette dynamique affecte l'ensemble de la chaîne de valeur des semi-conducteurs, des fabricants de puces aux fournisseurs d'infrastructure, et pourrait influencer les stratégies d'investissement des fonds institutionnels à travers le monde. La course à l'IA continue de redistribuer les cartes dans la technologie mondiale, avec des conséquences potentielles sur l'emploi, la géopolitique technologique et les choix industriels des grandes puissances.