Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, a publiquement mis en cause l'intégrité de la haute magistrature sénégalaise en dénonçant des pratiques de corruption foncière. Il pointe du doigt l'attribution de terrains de grande valeur à des acteurs judiciaires ayant pris part à des décisions controversées sous le précédent régime.
Des soupçons de rétribution foncière
Au cœur de cette dénonciation figure l'acquisition, par une haute autorité judiciaire, de plusieurs hectares de terres situées dans une zone touristique prisée. Selon le parlementaire, ces parcelles, dont la valeur se chiffre en milliards de francs CFA, ne seraient pas le fruit d'une transaction commerciale classique, mais constitueraient un paiement en nature. Ce transfert de propriété est présenté par le député comme la récompense directe de condamnations politiques prononcées contre des opposants lors de la mandature précédente.
Une gestion des ressources sous influence
Pour le député du Pastef, cet exemple illustre un système de prédation plus large où les ressources naturelles et foncières du pays sont accaparées par une caste restreinte. Cette pratique, qualifiée de « partage des ressources », se ferait au détriment direct de l'intérêt général et de la souveraineté populaire. Le parlementaire affirme que ce cas n'est pas isolé, s'appuyant sur une série de dossiers signalés à l'Assemblée nationale qui mettraient en lumière des mécanismes similaires de captation de richesses nationales par des élites proches du pouvoir déchu.
La posture de l'Assemblée nationale
Face à ces révélations, Amadou Ba réaffirme le rôle de contrôle de l'institution parlementaire. Il assure que l'Assemblée nationale est déterminée à poursuivre ses investigations sur ces signalements, malgré les pressions ou les campagnes médiatiques qui pourraient entraver ce travail de transparence. L'enjeu, selon le député, est de transformer l'institution en un rempart protégeant le patrimoine national contre les intérêts privés et les abus de pouvoir, marquant ainsi une volonté de rupture avec les pratiques de gouvernance antérieures.