Alliance PDS-Pastef : l’appel stratégique d’un vétéran pour les locales au Sénégal

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 43 lectures
Alliance PDS-Pastef : l’appel stratégique d’un vétéran pour les locales au Sénégal

Un vétéran de la politique sénégalaise relance le débat sur une alliance inédite entre le Parti démocratique sénégalais (PDS) et le président Bassirou Diomaye Faye, à quelques mois des élections locales. Pape Samba Mboup, figure historique proche d’Abdoulaye Wade, justifie cette union par une « salubrité politique » et appelle à une mobilisation élargie, tout en critiquant ouvertement les méthodes de l’opposition, notamment celles d’Ousmane Sonko.

Un contexte politique marqué par les divisions

Pape Samba Mboup, ancien chef de cabinet d’Abdoulaye Wade, s’est exprimé en faveur d’un rapprochement entre le PDS et le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Cette position intervient dans un climat politique tendu, où la création récente d’un parti par le président, malgré ses promesses initiales, a suscité des débats. Mboup y voit une démarche constitutionnelle légitime, permettant à Faye de se présenter pour un second mandat sans dépendre d’une formation politique tierce. Il souligne que la Constitution sénégalaise autorise cette initiative, voire l’impose pour garantir la transparence du processus électoral.

L’ancien collaborateur de Wade, qui a lui-même rejoint puis quitté la coalition présidentielle avant de revenir au PDS, insiste sur la nécessité d’une alliance pour les élections locales. Il invite également le Parti socialiste et l’Alliance pour la République (Apr) à soutenir cette dynamique, estimant qu’elle renforcerait la stabilité institutionnelle. Cependant, cette proposition se heurte à des résistances internes, notamment au sein de l’opposition, où Ousmane Sonko, leader du Pastef, est vivement critiqué pour son manque de soutien affiché envers le président.

Critiques acerbes et suspicions envers l’opposition

Pape Samba Mboup a réservé ses flèches les plus acérées à Ousmane Sonko, lui reprochant de ne pas reconnaître pleinement l’autorité de Bassirou Diomaye Faye en tant que chef de l’État élu par le peuple. « Il doit l’accepter comme chef d’État et non comme une personne qu’il a mise là », a-t-il déclaré, rappelant que la légitimité de Faye émane du suffrage universel. Cette prise de position s’inscrit dans un contexte où les tensions entre le pouvoir et l’opposition s’exacerbent, notamment autour de la gestion des règles démocratiques.

Mboup a également pointé du doigt des pratiques qu’il juge contraires aux lois, comme des sorties publiques en violation du couvre-feu. Il a salué, en revanche, l’entourage actuel du président, évoquant un « rempart solide » autour de lui, avec des figures comme Aminata Touré. Enfin, il a émis des réserves sur la campagne de vente de cartes de membre menée par Sonko, y voyant un signe avant-coureur de mobilisations politiques non déclarées. Sans préciser la nature de ces craintes, il a laissé planer le doute sur d’éventuels projets inavoués de l’opposition.

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