Alioune Tine, membre du gouvernement, a utilisé la plateforme X pour réclamer une action concrète du pouvoir face aux "dérives verbales" qu’il qualifie de "nazillons" et de propos tenus par des "gens sans éducation".
Un appel public du ministre sur X
Dans un post publié sur le réseau social X, Alioune Tine a rappelé que la société civile possède la capacité et le devoir de dénoncer les comportements verbaux jugés inacceptables. Il a toutefois souligné que la responsabilité ultime de la régulation incombe aux autorités publiques, en raison de leurs prérogatives législatives et exécutives.
Le rôle de la société civile selon le ministre
Le texte du ministre précise que la société civile peut et doit jouer un rôle de vigie, en signalant les excès de langage qui menacent le vivre‑ensemble. Cette position place les organisations non gouvernementales, les médias et les citoyens au premier plan de la détection des propos discriminatoires ou incitatifs, sans toutefois les charger de la mise en œuvre de mesures correctives.
Exigence d’une régulation concrète du pouvoir
Alioune Tine a clairement indiqué que le moment était venu pour le pouvoir d’intervenir. Il a appelé à l’adoption de mesures « concrètes de régulation », sans détailler le type de dispositif envisagé. Le ministre a évoqué les termes « nazillons » pour désigner les discours qu’il juge extrêmes, ainsi que les remarques attribuées à des « gens sans éducation », suggérant ainsi une volonté de cibler à la fois le ton et le contenu des propos publics.
Enjeux et perspectives pour la politique du discours
Cette prise de parole s’inscrit dans un débat plus large sur la liberté d’expression et les limites de celle‑ci dans l’espace public sénégalais. En appelant à une régulation, le ministre soulève la question de l’équilibre entre protection contre les discours haineux et préservation des libertés fondamentales. La réponse du gouvernement, qu’elle soit législative ou réglementaire, devra donc concilier ces exigences tout en tenant compte des observations de la société civile.