Alioune Tine exige du gouvernement sénégalais une régulation ferme des dérives verbales qualifiées de « nazillons »

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Alioune Tine exige du gouvernement sénégalais une régulation ferme des dérives verbales qualifiées de « nazillons »

Alioune Tine, membre du gouvernement, a utilisé la plateforme X pour réclamer une action concrète du pouvoir face aux "dérives verbales" qu’il qualifie de "nazillons" et de propos tenus par des "gens sans éducation".

Un appel public du ministre sur X

Dans un post publié sur le réseau social X, Alioune Tine a rappelé que la société civile possède la capacité et le devoir de dénoncer les comportements verbaux jugés inacceptables. Il a toutefois souligné que la responsabilité ultime de la régulation incombe aux autorités publiques, en raison de leurs prérogatives législatives et exécutives.

Le rôle de la société civile selon le ministre

Le texte du ministre précise que la société civile peut et doit jouer un rôle de vigie, en signalant les excès de langage qui menacent le vivre‑ensemble. Cette position place les organisations non gouvernementales, les médias et les citoyens au premier plan de la détection des propos discriminatoires ou incitatifs, sans toutefois les charger de la mise en œuvre de mesures correctives.

Exigence d’une régulation concrète du pouvoir

Alioune Tine a clairement indiqué que le moment était venu pour le pouvoir d’intervenir. Il a appelé à l’adoption de mesures « concrètes de régulation », sans détailler le type de dispositif envisagé. Le ministre a évoqué les termes « nazillons » pour désigner les discours qu’il juge extrêmes, ainsi que les remarques attribuées à des « gens sans éducation », suggérant ainsi une volonté de cibler à la fois le ton et le contenu des propos publics.

Enjeux et perspectives pour la politique du discours

Cette prise de parole s’inscrit dans un débat plus large sur la liberté d’expression et les limites de celle‑ci dans l’espace public sénégalais. En appelant à une régulation, le ministre soulève la question de l’équilibre entre protection contre les discours haineux et préservation des libertés fondamentales. La réponse du gouvernement, qu’elle soit législative ou réglementaire, devra donc concilier ces exigences tout en tenant compte des observations de la société civile.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.