La Gendarmerie nationale algérienne s'attaque à une pratique de plus en plus répandue chez les conducteurs : l'utilisation d'écrans vidéo dans l'habitacle des véhicules. Une infraction qui compromet la sécurité routière et qui est désormais sanctionnée par une amende de 10 000 dinars.
Une pratique dangereuse et illégale
La section autoroutière de Zighoud Youcef a récemment intercepté un automobiliste dont le véhicule était équipé d'un dispositif vidéo installé à l'avant. Cette pratique, de plus en plus courante, est pourtant interdite par la loi 09-26 régissant la circulation routière en Algérie.
L'article 121 de cette loi classe l'utilisation d'équipements audio et vidéo dans la partie avant d'une voiture comme une contravention de quatrième classe, la plus élevée. L'amende forfaitaire associée est de 10 000 dinars, un montant qui reflète la gravité de l'infraction.
La sécurité des usagers en jeu
Cette classification n'est pas anodine. Les comportements de quatrième classe sont considérés comme dangereux, car ils compromettent directement la sécurité des autres usagers. Un conducteur distrait par un écran vidéo perd en effet des secondes précieuses de réaction, surtout à vitesse élevée sur une autoroute.
La Gendarmerie nationale multiplie les rappels
La Gendarmerie nationale a fait de la sensibilisation et de l'information une priorité. Le montant de 10 000 dinars revient régulièrement dans ses communications, visant à sanctionner plusieurs comportements à haut risque.
Outre les écrans vidéo, l'arrêt sur le terre-plein central d'une autoroute et les ouvertures de portière sans vérification sont également passibles de cette amende. La Gendarmerie rappelle ainsi l'importance de la vigilance et de la responsabilité de chaque conducteur.
Tariki : un outil d'information et d'enquête
La page Tariki, gérée par la Gendarmerie nationale, joue un rôle crucial dans la diffusion de ces mises en garde. Chaque semaine, elle décrypte un article du code de la route, illustrant des situations concrètes et rappelant les sanctions associées.
Cette plateforme sert également d'outil d'enquête. Une vidéo virale montrant un automobiliste jetant ses déchets sur la voie publique à Alger a permis d'identifier et d'interpeller le contrevenant. Les images partagées en ligne deviennent ainsi une ressource précieuse pour les brigades territoriales.