Entre fin juillet et mi-août 2026, l'Algérie a enregistré quatre accidents de bus aux conséquences dramatiques, dont un bilan de 29 morts et 39 blessés à Boumerdès. Pour endiguer cette crise, le gouvernement a lancé un plan national de renouvellement du parc de transport public, visant à remplacer 5 400 véhicules obsolètes.
Un plan d'urgence pour sauver des vies
Le gouvernement algérien a officiellement lancé le 6 août 2026 un grand plan de renouvellement du parc de bus de transport public. L'objectif est clair : remplacer tous les véhicules de plus de trente ans dans les plus brefs délais. Cette décision intervient après une série d'accidents graves, dont certains ont été attribués à des problèmes mécaniques ou à des comportements à risque des conducteurs.
Le ministre de l'Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud, a estimé à environ 5 400 le nombre de bus à remplacer. Dans la wilaya d'Alger, un ultimatum a même été fixé au 21 août pour déposer les dossiers de renouvellement, illustrant l'urgence de la situation.
Des drames qui interrogent la sécurité routière
Les accidents survenus à Boumerdès, El-Harrach, Naâma et Constantine ont révélé des failles critiques dans la sécurité des transports. Parmi les causes identifiées : conduite sous l'emprise de stupéfiants, excès de vitesse et défaillances mécaniques, notamment des problèmes de freinage.
Pour y remédier, le gouvernement a annoncé le déploiement de mesures renforcées. Parmi elles, l'installation de chronotachygraphes dans les véhicules lourds, afin de contrôler la vitesse et le temps de conduite. Des tests de dépistage de stupéfiants pour les conducteurs sont également prévus, dans un contexte où les saisies de psychotropes et de cocaïne ont récemment atteint des records en Algérie.
Alger accélère le mouvement
La wilaya d'Alger, particulièrement touchée par ces accidents, a décidé d'accélérer le processus de renouvellement. L'objectif est de moderniser rapidement le parc local pour réduire les risques. Cette initiative s'inscrit dans une logique de prévention, alors que les autorités cherchent à éviter une répétition des drames récents.
Si le plan national vise l'ensemble du pays, les premières actions ciblent les zones urbaines et périurbaines, où la densité de trafic et la vétusté des véhicules rendent la situation plus critique. La réussite de ce projet dépendra de la rapidité d'exécution et de l'efficacité des contrôles mis en place.