Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a rencontré à New York Mohamed Yeslem Beissat, responsable de la diplomatie du Front Polisario, pour faire le point sur les dernières avancées du dossier du Sahara occidental.
Une entrevue diplomatique au cœur de la capitale américaine
La réunion, qui s’est tenue ce dimanche, s’inscrit dans le cadre d’une série d’échanges bilatéraux entre Alger et le mouvement de libération sahraoui. Les deux parties ont évoqué les évolutions récentes du processus mené par les Nations unies, notamment les résolutions qui réaffirment le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Aucun accord concret n’a été annoncé, mais les interlocuteurs ont souligné la nécessité de relancer les négociations afin d’éviter une escalade des tensions dans la région.
Le rôle de l’ONU et les attentes algériennes
Algerie, qui soutient depuis longtemps la cause du Polisario, a rappelé que le mandat de la MINURSO (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) doit être renforcé. Ahmed Attaf a insisté sur le fait que toute solution durable doit être « juste » et respecter les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Le ministre a également évoqué les récentes déclarations de Boulos, qui ont ravivé le débat public en Algérie, soulignant que la diplomatie reste le meilleur levier pour faire avancer le processus.
Conséquences pour la stabilité régionale
Le dialogue à New York intervient à un moment où les tensions entre le Maroc et le Front Polisario restent vives, notamment après les récentes ouvertures de postes militaires marocains près de la frontière. Une avancée au niveau onusien pourrait désamorcer ces frictions et offrir un cadre juridique à la fois pour le Maroc et pour les Sahraouis. Les observateurs internationaux notent que l’implication des États-Unis, qui accueillent la rencontre, pourrait jouer un rôle de catalyseur, même si Washington n’est pas officiellement partie prenante du processus.