La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a déclaré le 11 octobre 2026 l'arrestation de 61 Marocains près d'Oran, soupçonnés de préparer des actes de sabotage. Le manque de précisions officielles et l'absence de réaction de Rabat ont rapidement fait l'objet d'une vive circulation d'images sur les réseaux sociaux, alimentant une nouvelle polémique entre Alger et Rabat.
Arrestation de 61 ressortissants marocains à proximité d'Oran
Selon le communiqué de la DGSN, les autorités algériennes ont interpellé 61 citoyens marocains dans la zone d'Oran, identifiés comme potentiels acteurs d'un projet de sabotage. Aucun détail supplémentaire n'a été fourni quant aux motifs exacts, aux moyens employés ou aux éventuelles organisations impliquées. L'annonce a été faite par le porte-parole de la DGSN lors d'une conférence de presse télévisée, soulignant la gravité de la menace perçue pour la sécurité nationale.
Silence de Rabat et flou informationnel
Rabat n'a pas publié de déclaration officielle à propos de l'incident, laissant le public et les observateurs dans l'incertitude. Cette absence de réponse officielle a été critiquée par certains analystes qui y voient un manque de transparence ou une stratégie de désengagement. Parallèlement, les médias algériens ont relayé le communiqué sans pouvoir vérifier les faits, tandis que des images non vérifiées circulaient massivement sur les plateformes sociales, renforçant le doute sur la véracité et l'ampleur de l'opération.
Enjeux diplomatiques et bataille d'images
L'événement s'inscrit dans un contexte de relations déjà tendues entre l'Algérie et le Maroc, marquées depuis 2021 par la fermeture de leurs frontières terrestres et des différends sur des questions de souveraineté. L'arrestation de ces ressortissants pourrait être perçue comme une démonstration de la fermeté algérienne face à ce qu'elle considère comme des menaces extérieures. De l'autre côté, le manque de communication de Rabat ouvre la porte à des interprétations divergentes, alimentant une guerre d'opinion où chaque camp tente de contrôler le récit médiatique.
Perspectives et suivi possible
Les autorités algériennes n'ont pas indiqué si des poursuites judiciaires seront engagées ou si les personnes arrêtées seront expulsées. Le suivi de l'affaire dépendra en grande partie de la décision de Rabat de répondre officiellement et de la capacité des médias à vérifier les images diffusées. Dans l'attente de clarifications, cet incident risque de rester un point de friction supplémentaire dans les relations algéro-marocaines, tout en illustrant la puissance des réseaux sociaux dans la construction de l'opinion publique autour de questions de sécurité et de souveraineté.