L’Algérie a obtenu une subvention de 43 millions de dollars du Fonds vert pour le climat afin de relancer le Barrage vert, un dispositif lancé en 1971 contre la désertification. Le financement, qui s’inscrit dans un projet de sept ans couvrant 454 138 ha, vise à restaurer des terres dégradées, à introduire des solutions d’énergie solaire et à soutenir les communautés rurales.
Financement partagé entre le Fonds vert et l’État algérien
Le Fonds vert pour le climat couvre 43 M$, soit 43 % du coût total estimé à 99,5 M$. L’Algérie assure le cofinancement de 56,5 M$, représentant 57 % de l’investissement. La FAO supervise le projet, tandis que la Direction générale des forêts le met en œuvre avec son bureau national.
Actions concrètes sur le terrain
Le programme prévoit la restauration de plus de 59 000 ha de forêts, de parcours, de dunes et de terres agricoles. Des kits solaires (190 unités) seront distribués aux foyers ruraux isolés pour la réfrigération et la transformation des produits. Deux cent quarante unités de fourrage hydroponique permettront d’alimenter en continu plus de 25 000 têtes de bétail. Parallèlement, des filières climato‑adaptées – figue de Barbarie, olive, romarin, laine, alfa et menthe poivrée – seront développées pour diversifier les revenus.
Bénéficiaires directs et retombées socio‑économiques
Le projet cible plus d’un million d’habitants dans six wilayas (Naâma, El Bayadh, M’Sila, Djelfa, Tébessa, Khenchela), dont plus de 142 000 agriculteurs, éleveurs et pasteurs, avec une proportion importante de femmes. Les mesures visent à sécuriser les parcours, à créer des emplois ruraux et à réduire les émissions de CO₂ de 540 355 t d’équivalent grâce à la séquestration carbone des nouvelles plantations.
Avancement de la relance du Barrage vert
Depuis le lancement en octobre 2023, la Direction générale des forêts a déjà planté 42 376 ha (programmes 2023‑2026) et prévoit 34 000 ha supplémentaires pour 2026‑2027, soit près de 10 % du périmètre visé de 4,7 M d’hectares. Le financement du Fonds vert représente 1,4 fois la surface déjà plantée, renforçant ainsi l’effort national déjà engagé pour contrer la désertification dans la steppe présaharienne algérienne.