Une annonce qui électrise la capitale Ce mercredi, un choc s’opère. L’ETUSA, géant des transports algérois, lance une bombe à retardement : tous les bus deviennent gratuits dès le 2 juillet. Une mesure sans précédent qui divise, fascine et interroge. Comment un service public peut-il basculer du jour au lendemain dans l’abondance ?
Un geste qui claque comme un coup de tonnerre La décision, annoncée sans filet de sécurité, tombe comme un éclair dans un ciel déjà chargé. Plus de tickets, plus de tarifs, plus de barrières. Les usagers, habitués aux grèves et aux retards, découvrent un privilège inattendu. Les chauffeurs, eux, se demandent : qui paiera l’essence, les salaires, l’entretien ?
Un budget sous tension, des promesses fragiles L’ETUSA justifie ce cadeau public par des coûts de carburant explosifs et une baisse drastique de fréquentation. Les recettes s’effondrent. Pourtant, la gratuité totale s’ajoute à d’autres aides : subventions, exonérations, reports de dettes. Un cocktail explosif qui risque de faire imploser les finances de l’entreprise.
Les Algérois en liesse, mais pour combien de temps ? Les réseaux sociaux s’embrasent. Des vidéos circulent déjà : des passagers en liesse, des sourires, des rires. Un soulagement immédiat pour les ménages précaires. Mais derrière l’euphorie, des questions brûlantes :
- Qui compense le manque à gagner ?
- Cette mesure durera-t-elle au-delà des élections ?
- N’est-ce pas un leurre pour masquer d’autres crises ?
Un symbole politique ou un leurre économique ? Certains y voient un gestesur pour apaiser la colère sociale. D’autres un piège à long terme, risquant de creuser encore plus le déficit. Les experts s’interrogent : peut-on offrir l’eau gratuite à tous sans assécher la source ?
La gratuité, premier pas vers quoi ? Cette expérience algéroise s’inscrit dans une tendance mondiale. Paris, Berlin, même des villes africaines testent la gratuité des transports. Mais Alger, avec son réseau vieillissant et sa dépendance aux carburants, joue un pari dangereux. Est-ce une avancée sociale ou un aveu d’échec ?
Conclusion : un cadeau empoisonné ? La gratuité des bus à Alger est un feu d’artifice politique, mais à quel prix ? Combien de temps avant que les comptes ne s’effondrent ? Une chose est sûre : cette mesure, aussi populaire soit-elle, ne résout pas les vraies fractures d’un système en lambeaux. Et si demain, ce n’était plus les bus… mais les hôpitaux ou les écoles qui devenaient gratuits ? La question reste entière.