Alfonse Mané Samb réclame une révision du déficit de 7,6 % du PIB et dénonce d’importantes coupes sociales dans le LFR 2026

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 8 lectures
Alfonse Mané Samb réclame une révision du déficit de 7,6 % du PIB et dénonce d’importantes coupes sociales dans le LFR 2026

Lors du débat parlementaire sur le projet de loi de finances rectificative 2026, le député Alfonse Mané Samb a remis en cause les chiffres avancés par le gouvernement, estimant que le déficit de 7,6 % du PIB est surestimé et que des coupes majeures menacent des projets sociaux essentiels.

Déficit budgétaire : des projections contestées

Alfonse Mané Samb, président de la Commission des lois et des finances, a souligné que le niveau d’exécution des dépenses d’investissement reste très faible. Selon lui, le déficit annoncé à 7,6 % du PIB pourrait être revu à la baisse si les capacités réelles d’absorption des crédits étaient prises en compte, ce qui permettrait d’ajuster les prévisions à la réalité économique du pays.

Réduction des dépenses d’investissement et impact sur le déficit

Le parlementaire avance qu’une réévaluation des dépenses d’investissement, d’une ampleur d’environ 450 milliards de FCFA, permettrait d’améliorer le déficit de 1,6 à 2 points. Cette réduction viserait à aligner les dépenses sur les capacités d’exécution, évitant ainsi une surévaluation des besoins budgétaires et un endettement excessif.

Coupes dans les projets sociaux prioritaires

Parmi les mesures critiquées, Mané Samb a pointé la réduction des crédits destinés aux grands transferts d’eau, passant de 50 milliards à seulement 8 milliards de FCFA. Il a également dénoncé la suppression du financement prévu pour la construction de 35 centres de santé ainsi que l’abandon des fonds destinés à la résorption des abris provisoires dans le secteur de l’éducation, affectant 46 écoles élémentaires et 46 collèges d’enseignement moyen.

Appel à la transparence et au dialogue parlementaire

Le député a exprimé des inquiétudes quant à la transparence des données relatives à la dette et au déficit, ainsi qu’à la non‑transmission de documents essentiels aux députés. Il a réaffirmé sa disponibilité au dialogue, tout en insistant sur la nécessité d’associer pleinement les parlementaires aux décisions budgétaires afin que l’Assemblée nationale puisse examiner le texte financier en toute connaissance de cause.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.