Aleksander Ceferin renonce à briguer la présidence de la Fifa pour maintenir sa posture d'opposant

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Aleksander Ceferin renonce à briguer la présidence de la Fifa pour maintenir sa posture d'opposant

Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, a officiellement écarté toute intention de briguer la présidence de la Fifa lors du scrutin prévu en mars 2027 à Rabat. En maintenant cette distance, le dirigeant slovène cherche à renforcer la légitimité de sa contestation contre l'actuel président de l'instance mondiale, Gianni Infantino, tout en affirmant son attachement à ses fonctions actuelles.

Une stratégie de crédibilité politique

Pour Aleksander Ceferin, le renoncement à la candidature est un choix tactique. En déclarant ne pas être intéressé par le poste, il estime que sa voix d'opposant porte davantage. Le président de l'UEFA, dont le mandat s'achève en 2027, souligne que sa position critique vis-à-vis de la gestion d'Infantino perdrait en portée s'il était perçu comme un prétendant cherchant à servir ses propres ambitions personnelles. Cette posture s'inscrit dans un contexte de crise profonde au sein de la Fifa, marquée par des tensions sur les projets d'ouverture de l'instance aux investisseurs privés.

Le front des confédérations contre Infantino

Malgré le retrait du projet controversé d'Infantino, la rupture entre l'UEFA et la direction de la Fifa demeure consommée. Ceferin a réitéré la menace d'un boycott des compétitions mondiales par les nations européennes si la gouvernance actuelle ne change pas. Le dirigeant slovène mise désormais sur l'émergence d'une candidature alternative crédible pour le scrutin de 2027. Des noms circulent déjà, notamment celui de Victor Montagliani, président de la Concacaf, qui, aux côtés de l'UEFA et de l'AFC, forme un bloc de plus en plus critique envers la ligne directrice imposée par l'Italo-Suisse.

Les enjeux du scrutin de 2027

Alors que Gianni Infantino demeure, à ce jour, le seul candidat déclaré à sa propre succession, la bataille pour les voix des 211 fédérations membres s'annonce déterminante. La stratégie de communication de la Fifa, qui tend à présenter l'opposition comme une manifestation de « l'Europe arrogante », est vivement dénoncée par Ceferin. Ce dernier rappelle que l'actuel président de la Fifa a lui-même été soutenu par l'UEFA par le passé. La confrontation entre ces deux visions du football mondial se cristallise désormais autour de la réduction des écarts de développement entre les nations, un argument central du programme d'Infantino, tandis que ses opposants réclament une refonte profonde de la gouvernance institutionnelle.

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