Aleksander Ceferin appelle au départ de Gianni Infantino tout en écartant sa propre candidature à la présidence de la FIFA

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 15 lectures
Aleksander Ceferin appelle au départ de Gianni Infantino tout en écartant sa propre candidature à la présidence de la FIFA

La gouvernance du football mondial traverse une zone de turbulences majeure, marquée par une rupture ouverte entre l'UEFA et la FIFA. Aleksander Ceferin, président de l'instance européenne, a publiquement exhorté Gianni Infantino à quitter ses fonctions, tout en précisant qu'il ne briguerait pas lui-même la tête de l'organisation internationale.

Une crise de confiance autour des investissements privés

La pression sur Gianni Infantino s'est intensifiée suite à son projet controversé visant à attirer des investissements privés pour financer les tournois de la FIFA, dont la Coupe du monde. Cette initiative a suscité une levée de boucliers au sein de la communauté du football, poussant l'UEFA à menacer de boycotter les compétitions organisées par la fédération internationale. Plusieurs fédérations nationales et continentales ont également retiré leur soutien au dirigeant suisse, autrefois largement plébiscité lors de son élection en 2016.

L'ultimatum de l'UEFA

Pour Aleksander Ceferin, la position de Gianni Infantino est devenue intenable. Le dirigeant slovène estime que son homologue doit désormais choisir entre une démission volontaire ou une confrontation électorale lors du prochain congrès de la FIFA, prévu en mars au Maroc. Ceferin souligne que le manque de soutien ne se limite pas aux instances politiques, mais s'étend aux joueurs, aux entraîneurs et aux fans, rendant la légitimité du président actuel extrêmement fragile.

Vers une succession ouverte

Bien qu'il soit au cœur de la fronde, Aleksander Ceferin a fermement écarté toute ambition personnelle pour le poste, invoquant son attachement à l'UEFA et le besoin de préserver sa crédibilité en tant qu'arbitre de cette crise. En cas de maintien de la candidature d'Infantino, des figures comme Victor Montagliani, président de la CONCACAF, ou le cheikh Salman bin Ebrahim al-Khalifa, à la tête de la Confédération asiatique (AFC), apparaissent comme des successeurs potentiels.

De son côté, Gianni Infantino continue d'afficher une apparente sérénité. Lors d'un récent déplacement en République dominicaine, il a insisté sur l'importance du dialogue et a affirmé avoir reçu des soutiens locaux, malgré les tensions persistantes avec certains dirigeants régionaux qui auraient préféré le voir s'abstenir de participer à certains événements officiels.

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