Aldiouma Sow demande à Pastef de réformer le contrôle budgétaire et de placer la gestion des marchés publics sous l’ARCOP

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 33 lectures
Aldiouma Sow demande à Pastef de réformer le contrôle budgétaire et de placer la gestion des marchés publics sous l’ARCOP

Aldiouma Sow, député du mouvement Kiiraay - Les Patriotes Républicains, a lancé un appel virulent à l’encontre du groupe parlementaire Pastef, qu’il qualifie de « segment parlementaire de la secte messianique ». Il réclame une transparence budgétaire concrète, la révision de la législation sur la commande publique et le contrôle de la gestion financière de l’Assemblée nationale par l’Autorité de régulation des marchés publics (ARCOP).

Une demande de révision de la législation sur la commande publique

Sow invite les députés ciblés à « prouver leur bonne foi » en allant jusqu’au bout de la logique qu’il expose : modifier le cadre juridique qui régit les marchés publics afin d’assurer une traçabilité stricte des dépenses. Selon lui, la simple annonce de transparence ne suffit pas ; il faut que les règles soient appliquées quotidiennement. Cette proposition vise à aligner la pratique parlementaire sur les standards de bonne gouvernance, en rendant obligatoire le respect de procédures de passation claires et vérifiables.

Le rôle de l’ARCOP comme garant de la transparence

Le député souligne que la Présidence de la République dispose déjà d’une Cellule de passation des marchés publics, mise en place sans aucune obligation légale. Il utilise cet exemple pour démontrer que la transparence peut être institutionnalisée de façon volontaire. En soumettant la gestion budgétaire de l’Assemblée nationale à l’ARCOP, Sow souhaite que cet organisme, chargé de la régulation des marchés publics, devienne le référent de la reddition de comptes, assurant ainsi un contrôle indépendant et continu des flux financiers.

Enquêtes parlementaires sur le compte Jamm et l’affaire Kosmos

Au-delà de la réforme législative, Aldiouma Sow élargit le débat à la traçabilité des fonds publics en réclamant la création de commissions d’enquête parlementaire sur deux dossiers sensibles. Le premier porte sur le compte « Jamm » du Fonds pour la paix en Casamance, tandis que le second concerne l’affaire dite « Kosmos », dont le montant serait supérieur à 30 milliards de francs CFA. Ces enquêtes viseraient à identifier d’éventuelles dérives et à garantir que les ressources allouées à des projets de paix ou de développement soient effectivement utilisées conformément à leurs objectifs.

Implications pour la gouvernance budgétaire sénégalaise

Si les propositions de Sow étaient adoptées, elles pourraient marquer un tournant dans la manière dont le Parlement sénégalais gère les finances publiques. Un contrôle renforcé par l’ARCOP et des enquêtes ciblées pourraient restaurer la confiance des citoyens et des partenaires internationaux, tout en limitant les risques de détournement. Cependant, la mise en œuvre dépendra de la volonté politique du groupe Pastef et de la capacité des institutions à traduire ces exigences en textes de loi effectifs.

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