À seulement 18 ans, Alan Sawadogo s'est imposé comme la révélation de la saison 2025-2026 dans l'athlétisme burkinabè. Enchaînant les performances de haut niveau, le jeune triple sauteur a décroché son premier titre national toutes catégories confondues, confirmant son statut de grand espoir pour la discipline.
Une progression constante sur la scène nationale et régionale
La saison de Sawadogo a été marquée par une montée en puissance régulière. Dès l'ouverture avec la Ligue d'athlétisme du Kadiogo, il a affiché ses ambitions avec un bond à 15,74 m. Sa progression s'est confirmée lors de la finale régionale de l'USSU-BF, où il a atteint 16,12 m au triple saut, tout en démontrant ses capacités au saut en longueur avec une marque à 7,37 m. Cette dynamique s'est traduite par un record national U20 lors du Championnat des cinq nations, où il a signé une performance de 16,09 m.
L'influence de l'encadrement technique
Derrière ces résultats, le jeune athlète bénéficie de l'expertise de Christian Sanon. Cet entraîneur est une figure centrale de l'athlétisme au Burkina Faso, reconnu pour avoir accompagné Hugues Fabrice Zango, double champion du monde et détenteur du record du monde en salle de la discipline. L'encadrement de Sanon, qui suit également le sprinteur Farel Ouédraogo, constitue un atout majeur dans la structuration de la carrière naissante de Sawadogo.
Un premier sacre chez les seniors
L'apogée de cette saison a été atteinte lors du Championnat national, où Alan Sawadogo a décroché la médaille d'or avec un saut mesuré à 15,97 m. Ce titre, acquis face à une concurrence toutes catégories, souligne la précocité du sauteur. Malgré des conditions parfois difficiles, comme lors du Championnat d'Afrique U20 à Dakar où il a dû composer avec un vent défavorable de -3,4 m/s, le Burkinabè a su maintenir une régularité impressionnante au-delà de la barre symbolique des 16 mètres. Son évolution sera désormais scrutée avec attention, alors qu'il s'inscrit dans la lignée des talents nationaux portés par l'héritage de Hugues Fabrice Zango.